‹ Le cantique du doux parlerChapitre 30 sur 35 · AU BERCEAU DE LA RACE · texte numérisé non relu

AU BERCEAU DE LA RACE

Quand Champlain, d'une brave et royale assurance Pas à pas chaque année inscrivant un succès, Traçait au ?Souveau Monde une carte de France Qui n'offrait de l'Ancien que de purs noms français,

I . Poèmes dits à Québec au premier Clongrès de la Langue française en Amérique (25, 39 et 3o juin 1912).

— De quelle joie, après l'aventure et l'épreuve, Las d'avoir du longtemps courir ou guerroyer, Il revenait dans son Québec, sa cité neuve, A la flamme de son foyer !

Tous de même, héritiers d'une grandeur commune, Nobles fds de Champlain par l'amour rassemblés, Bien qu'en cent lieux épars, au gré delà fortune, Sous la croix de Saint-George ou les plis étoiles. Sans qu'avec le Passé nul n'admette un divorce. Vous rentrez dans Québec, la ville au large accueil. Gomme un sang généreux vient réparer sa force Au cœur qui bat, tout chaud d'orgueil !

Québec, cœur de Ghamplaio, cœur de France la Haute, Qu'un jour vint bénir Dieu des rivages normands ! Québec, cœurlibre etfier, cœur sans crainteetsansfaute. Parmi tant de combats fidèle aux beaux serments ! Québec, la ville sainte, où tout monte et s'élève, Où, loin des vils calculs et de l'or des péchés, L'àme du vieux pays vers le Giel dans un rêve Suit la flèche de ses clochers 1

Digne fille de France, aïeule d'Amérique, Quelle autre mieux que toi, qui sais « te souvenir », Nous faisant signe à tous, sur ton roc historique Au fraternel festin pouvait nous réunir ? ■ Temple du Souvenir comme de l'Espérance, Gime où le pèlerin doit fléchir ses genoux, Tu pouvais seule offrir à tous les cœurs de France La fête du Parler si doux !

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