POUR QUELQUES BONS FRANÇAIS
DU XVl^ SIÈCLE
d/la « défenseur »
et « (Hluôtzateut » <ié /a ^angue\
A M. Ephrem Bauthélemy, ' publiciste, à Woonsocket (E.-V.).
« Il n'est pas de plus grande gloire que de combattre pour la langue de la patrie... » (Jean Dorât à J. du Bellay.)
Guerroyer et mourir pour son peuple et sa terre. C'est ua grave devoir comme un rare bonheur : Et nul n'a, plus joyeux, rempli la tâche austère Que le gentil Bayart, le « Chevalier sans peur ».
Mais qui défend sa langue, en étend la frontière, Combat pour sa beauté, sa gloire et son honneur. Celui-là près du ciel garde sa race altière, Celui-là porte aussi des fleurs de lis au cœur !
Louange à tous les fils delà Chevalerie !,.. La Langue, n'est-ce pas l'àme de la Patrie, Sa pensée et sa voix qui ne doivent périr;*
Toi donc, qui sers ta Langue avec idolâtrie, Qui, pour la faire grande, es prêt à tout souffrir, Je t'égale au vaillant qui meurt pour sa patrie 1
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T*oiir le « ^liitarqae » d'a/^m^or
A l'ami J. A. Favrew,
secrétaire de la société historique
franco-américaine de Boston.
« Il y a tant de plaisir, instruction et prouflit en la substance de ce livre... » (Amyot.)
Veux-tu des temps anciens voir les âmes bien nées. D'un air candide et frais sous tes yeux renaissant, Venir, parmi les dons des Grâces couronnées, Dresser à leurs conseils ton cœur d'adolescent ?
Prends-moi cePlutarchus du bourg de Chéronée, Qu'Amyot l'enchanteur a fait de notre sang, Bourgeois ou gentilhomme à fraise godronnée, Brave et bon, si français de costume et d'accent !
Ce maître t'apprendra la vertu coutumière. Sans peine, en souriant, avec une lumière Douce, pour éclairer le restant de tes jours !
D'un tour vif, si charmant, t'instruiront ses maximes, Qu'après, sans le savoir, d'eux-mêmes, tes discours Fardes chemins fleuris s'en iront vers les cimes!...
qAu pzemiet « ^apilaiiie »
des oMiises
« Adonques pour hausser ma langue malernelle, Indompté du labeur, je travaillai pour elle... » (Pierre de Rousard.)
Moi, je te glorifie et t'admire, ô Ronsard, Comme le parangon, le père et le prophète : Combien pour leur victoire avoueraient ta défaite ! Sur nos fronts plane encor ton royal étendard.
Ton grand cœur, conviant la muse en une fête Somptueuse, où brillaient la gemme et le brocart, Jugeait sa mission grave et sainte, et que l'Art Doit vivre en plein soleil, près de Dieu, sur un faîte !
Le premier tu tentas les généreux émois
De l'Ode, et la splendeur épique, ô Vendômois !
Et si l'outil parfois a trahi ta puissance,
On sent toujours, malgré les défauts du métal, Ta noblesse héroïque et ta magnificence Sonner au rude airain du vers sacerdotal !
oAii ^zand Siècle.
Aux maîtres et élèves
du collège français de Worcester
0 Dix-Septième Siècle, ô grand Siècle de France. Dont notre cœur s'exalte, à jamais riche et grand ! Passé de fière gloire et de magnificence, Par qui chacun de nous se garde en si haut rang 1
Henri, Louis, entre eux le Cardinal : puissance Rayonnante I... Palais de marbre au ciel s'ouvrant Villes dans les déserts soudain prenant naissance !.. 0 Siècle créateur, multiple conquérant !
Exploits, monuments d'art, floraisons légendaires ! Victoires de la langue étendant ses frontières ! Triomphes de l'esprit, vivante royauté I
Trésors qui ne sauraient tomber en déshérence !... 0 Dix-Septième Siècle, ô grand Siècle de France, C'est Dieu qui t'associe à son Eternité !
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