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Quand j'étais libre, ô grand Dieu! quel délire! Sur tous les monts, le soleil avec moi Se levait grand ; moi , j*états sans sourire , Car de ce monde alors j'étais le Roi.
— Sans liberté, sans soleil cl sans vie, Cherchant ici quelque but sans espoir > Suivant la haie , éeartant «m ortie, J'aime le son de h doche du soir.
J 'aimais j enfant, l'avalanche de glace Et sur l'abime un aigle tournoyant > Sur les vallons IWagc qui s'amasse i J'aimais les flots et le bruit du torrent.
— Et maintenant que mon âme attristée
Ne peut monter plus haut que mon uiaooir, J'aime le lac à la brise argentée, J'aime le son de la cloche du soir....
Fréd. £8PIîra:idigi'.
ÉCLAlRClSSEMEflTS
Ouï, c'était le parjure ! et lu disais encore :
« Doux ami ! vois ces fleurs que le printemps colore,
> Déployer leur calice au bord de ce ruisseaa .
> Je ne t'aimerti plus quand lear tète enibiiiiiée
> Fuira du doux sépilir l'haleine parfimije,
» Quand cet 6oU eeMeronI d'agiter le roacau! >
Le printemps a souri ; la fleur s'est colorée ; Aux baisers du zéphir languissamment livrée , Elle semble écouter ses paroles d'amour ; ' Le nMean eareiaé ptr h vague axurée Cottrbe sa téte d'or, b relève assurée. Et protège la fleur eontre les feux da joor.
El tu ne m';i!mr> j)Uib ! et ton âme accablée N'aura Jamais connu le poids du repentir....
Félix CbavahhbSv
Pciulant le jour entier je marche à l'avenlnre.
Je m'<^are une fois au sein de la verdure !
Je sois let moissonnears ans dumpa de levrs alems..
J'assiste k leara travaux; paie, an repas joyeux.
Je chante ma chanson , je conte quoique hiaîoire Qu'écoute avec respect le dévot auditoire.... Plus tard , quand le soleil descend sur lo coteau , On quitte la pi-airie, on rejoint le hameau. Je suis de loin la foule et sa mmeor confuse; Je ris des qndibets; des bonis mola je m'amnie.
Mais songeons au baptême 9 à la danse, an go4ler; D'un obligeant accueil je ne saurais douter. Cependant l'on pourrait peut-être... eh non ! qu'importe Le Suisse , à tout venant , ne ddl Jamais sa porte. Je leur dirua : « SobA«i... » Je ne lenr dirai rien. Noos aurons dans Hnstanl engq;é Fentreticn. Sans tant de préambule approchons : la nuit sombre Sur les toits des hameaux étend déjà son ombre ; J'avance à pas comptés ; ce» ]gruupc!> amoureux Sans doote vont se rendre & ce banqnet ji^eux.
m LWRU. SBCOMD.
LZllI
Ah! j'ai bien deviné! le violon champêtre Résonne sous l'arclipl ; cl Tantique fenêtre , Ouverte sans coutrainle à la fraîcheur du soir Me permet d'écouler la musique et de viHr«..
AuMÎtôt devant nous TMlivê néaigève
Place le vin du cru, la plaBle p(»lafèr«,
Les fruits de la saison et, dans un plat d'élaiuj
Les gaufre» qu'en chantant on faisait ce malin.
Ce poêle, cette horloge et cette armoire antique,
Ce poffirail de lamiUe et ce ftivlenil gothique ,
Ce berceaa vaeillaal sous le pied de Toinon,
Ce chant qui vient tarir les pleurs du nourrisson,
Tout attendrit mon cœur; ne cachons pas mes lanneSf
A les laisser couler j'éprouve mille charmes.
Mais les cris de l'enfant . que le bruit effrayait.
S'apaisent ; le berceau redevient immobile ;
Les pleura sont suspendus; cette haleiiie est traïKpiille.
LcTons ce rideaa vert... une larme parait,
Brille encore un instant, puis descend sur la joae;
L'or en légers flocons sur sa tempe se joue.
Repos de l'innocence , aimable et doux sommeil ;
Songes confus , et toi , soorire do réveil 1 .
Que vous êtes diannantst
Voici l'heure où, plongcaul dans Tabune des airs,
Notre âme, islemgeaBt l'ine de TUnivers,
Perce à travers les murs dtt Bsmords et du Donle, .
Jusqu'à l'Etre Eternel veut tenter une roule, El le poursuit en vain dans les mille séjours Où son immensité se recule tonjourt*
Prèéér<c VROtSAftP.
i.CLAlAClSS£llENTS LE GRUTU.
Quand tar le lae, Ueii niroir dM élmlM ,
^«st effiMé le dernier fcn ém jour ,
Du bant des monts j*ai tu trois blandies voiles.
Qui sur les flots ^lissaî<^nl avec amour. Se saluant dans celle nuit sereine , Toales les ftms vogueient d*im leal e6cé ; Blab vers ce bord quel souffle les amène f C'est le vent «le la Liberté !
BientM enfin les signaux de victoire Croisent an loin mule rayons joyeux , Et les vainqueurs confondent dans lour gloire Les feux des monts et les astres des cieux. La sainte paix descend sur nos campagnes ; Et, dès ce jour, rayonnant de darté, Un nouvel astre éclaire nos campagnes, L'étoUe de la Liberté 1
Henri Dobaud.
Dans ces vm d*mn jeune rëgeni de village, qui a commencé par éure mootagnard el berger, n'y a-t-il pas de ce que le» Anglais appellent humour et qui est si rare dans la littératov»
française? (Voir ci-dessus, p. 509.)