XI. p. io
Je n clins bien d'avoir, par cette petite élégie sur lesdetteSf scandalisé quelqu'un de nos économistes. La doctrine qu'on pourrait m'opposer se trouve ainsi r^unée, il me semble on ne peut mieux, dans le Courrier suisse^ du a5 juin i84t •
«Notre système hypothécaire nom procure déjà (même avant l'a- » méKofition des contrèles) la Cicililé de verser sar notre soi oin- » qaaato à soixante mîllioMi de francs de Suisse, très snbéivisés, eoi- 9 pruBlés à an taux favorable et qni peuvent prospérer oa péricliter » entre les mains de tel on tel débiteur, sans qu'il en résulte jamais » de perturbation dans le crédit général. »
Déjà dans la Reme suisse (11, 38;) on avait dit :
«Ce n'est pas rempruni qui ruiae on enrichit {«'est remploi plus » ou moms judicieux qu'on en fait. » *
Maintenant que j'ai fait amende bonorablei on voudra bien me permettre encore quelques mois. D'abord , je n'ai point voulu traiter de l'économie politique et de la science, en parlant, dans le texte, de la letlre-de-rcnte et de l'argent; j'ai seulement voulu dire ce que j'ai vu ; la gène étroite d'une foule d'agriculteurs endettés. Ensuite , dans l'application de ces doctrines d'emprunt & notre pays et dans l'appréciation de leurs résultats, tient^oo assex compte : de la passion innée des campagnards, celle de la propriété, dont la satisfaction est leur luxe , leur dépense improductive ( quoique en un sens moralisante) et souvent leur ruineuse folie; 2** des facilités que donne la vie agricole pour végéter et se ruiner lentement dans l'ombre; 3^ du nombre effrayant des discussions de biens dans notre pays ; de ce lait y que les grandes proprié-
* Nos campagnards disent aussi à la façon de César. Un homme gui n'a pes de dettes est un pauvre tire.
LXZX
ioLAimcissBwm
tés, souveDl ici très-obérées, sonl eu même lemps celles dont le mftitre ne travaille pas, celles aussi 9 comparativemeot y <|u*OD travailk le ommos?
Puisqu'il s*agit d'éoooomie-poliliqoe , Je saisis Toccasion de citer une anecdote nationale que je trouye dans Malthus,
L. II, ch. 5 : « Celte habitude de se marier de bonne heure , lui disait un paysan de la vallée du lac de Jeux , dont Tobservation le frappa, pourrait être appelée le vite du pays, »