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CONCLUSION

Le lendemain dans la matinée, on eût dit qu c'était fête à Bolderhont. Les villageois, vêtu

de leurs habits des dimanches, se promenaient"

par bandes sur la place et sur la grande chaus sée. A beaucoup de fenêtres on voyait flotter des drapeaux et le chemin qui conduisait aux barrières du chemin de fer était planté de petits sapins reliés ensemble par des guirlandes de l fleurs et de verdure.

A la sortie de la commune, du côté de la ville, s'élevait un moulin à vent sur une petite montagne. Le garde-champêtre était debout au som- y met, portant à la main une torche allumée, et 1 au pied de la montagne les membres d'une so-

bioté de musique se tenaient prêts, avec leurs instruments.

Il y avait un homme qui courait d'un groupe à l'autre et paraissait donner des ordres à chacun, comme s'il était l'organisateur et l'ordonnateur de la cérémonie. C'était Jacques, le jardinier du notaire. Tout à coup on le vit gravir la montagne à grands pas, parler avec animation au garde-champêtre, et regarder au loin sur la chaussée.

Il y avait déjà quelque temps qu'il était là, grommelant d'impatience, lorsque soudain il s'écria :

//) — Mes amis, mes amis, attention, les voilà, ils viennent.

Le garde-champêtre souffla sur sa torche ; les / musiciens approchèrent leurs instruments de leurs lèvres.

Qui donc attendait-on ainsi, en si grande cérémonie? Un nouveau bourgmestre? Le gouveineur? Le roi?

Dans le lointain, une voiture ouverte, sem? blable à un char-à-bancs, arrivait au petit tro, de ses deux chevaux. Autant qu'on pouvait s'cj rendre compte de si loin, il y avait dans lavoitui;; deux hommes, deux femmes et quelques enfants ^

C'étaient là sans doute les personnes aux quelles on préparait une entrée solennelle Bolderhout, car la foule grouillante commenc à se masser à rentrée du village, et à rempli; Tair de ses joyeuses acclamations.

La voiture approchait.

Tout à coup un grand cri s*éleva : ce fu ^ comme un signal. Au sommet de la montagnf i où s'élevait le moulin le petit canon du pays ^onna trois fois, et la musique entonna l'air, fameux de Grétry : Où peut-on être mieux qiiaiii sein de sa famille ? :

Autour de la voiture les villageois couraient par centaines en agitant les mains, en jetant leurs chapeaux en Fair, aux cris mille fois répétés de :

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