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172 L^ILLUSION 1)*LNE MÈRE
Les yeux perdus dans le vague, M. Somers resta un instant plongé dans ses réflexions après la lecture de cette lettre.
— Thérèse Blompap ! murmura-t-il. Cette jeune fille si jolie, si spirituelle et si bien élevée, la fille d*un apprenti-maçon ! C'est incroyable. . . ! Et il m'a caché cela jusqu'au dernier moment? Un pénible devoir l'obligeait à se taire, dit-il. Il y a un mystère étrange qui pèse sur lui et sur sa femme : qu'est-ce que cela peut être? Allons allons, ce manuscrit va me l'apprendre.
Il étendait la main pour prendre le cahier sur son bureau où il l'avait posé, lorsqu'un domestique entra dans la bibliothèque avec un plateau qu'il plaça devant son maître.
— Monsieur, dit-il, voilà votre café. J'attendais, vos ordres, mais l'heure habituelle est déjà passée...
— Merci, Baptiste, répondit le vieux monsieur J'ai un travail pressé, et je veux rester seul pendant quelque temps sans être dérangé. Si l'on
l'illusion d'une mère
vient, n'importe qui, pour me parler, vous direz j jusqu'à nouvel ordre, que je n'y suis pas. Avezvous bien compris?
— Oui, monsieur, vos ordres seront exécutés, dit le domestique en s'éloignant :
M. Somers but à la hâte une gorgée de café, prit le manuscrit, et murmura en lui-même :
— Voyons ce que tout cela signifie. Peut-être ce prétendu secret n'est-il pas très-effrayant. Thérèse Blompap ! quel nom fâcheux.
Il se mit à Taise dans un fauteuil, et lut ce qui suit :
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