‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 149 sur 201 · Journal, 1062-70, p · texte numérisé non relu

Journal, 1062-70, p

colons sapant honteusement le trafic de la Compagnie en donnant autant de marchandises pour quatre moulons que la Compagnie pour dix 1 ». Des faits analogues sont rapportés au commandeur en 1608, 1009 et 1671.

A la fin du xvii0 siècle et au début du xvm% la traite du bétail se développe île plus en plus. Elle devient l’occupation principale d'une partie des Européens du Cap. « La moitié au moins des colons trempe là-dedans, » écrit Willem Adriaan van der Stel en 1701 ; il n’ose pas, ajoute-t-il, l’année suivante, infliger « à ces traitants le châtiment qu’ils méritent, parce que la moitié de cette colonie serait ruinée2 ». C’est que les colons croissent en nombre, en hardiesse, et se savent depuis l’édit du 28 février 1700 approuvés par le Conseil des Dix-Sept.

Ce trafic ne nous est connu que par les sources officielles : lettres des gouverneurs et journaux tenus par les secrétaires du Conseil de gouvernement. Or les fonctionnaires du Cap désapprouvant les Dix-Sept de l’avoir autorisé, ont eu une tendance à présenter les faits sous un aspect défavorable aux colons : il ne faut pas l’oublier. Néanmoins en étudiant, même avec celte précaution, les textes relatifs à celle traite, on est forcé de conclure qu’elle a été souvent pratiquée d’une manière injuste, violente et même cruelle.

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