‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 154 sur 201 · The dcfence of Willem Adriaan van der Stcl, p · texte numérisé non relu

The dcfence of Willem Adriaan van der Stcl, p

l’élevage du bétail.

nombreux combats entre Européens et Gafres, qui devaient jusqu'au milieu du xix° siècle ensanglanter la brousse de ces régions, se livra vraisemblablement à proximité de la Visch rivier (carte 2).

L’expédition avait donc échoué : les Caboucquas avaient montré qu’ils n'étaient disposés ni à vendre du bétail, ni à s’en laisser voler. Ne voulant pas revenir les mains vides, les colons jetèrent leur dévolu, d'après le conseil du capitaine Snel, sur deux autres peuplades, les Gonocqucis et les Horisons. Une tribu de nom presque identique à la première, les Gonacquas, figure entre les rivières Visch et Keiskamma sur la carte levée en 1752 par Wentzel, le topographe de l'expédition Beutler. Quand aux Horisons, nous ignorons où les situer, à moins qu’on ne veuille voir un vestige toponvmique de leur présence dans l’Howisons poort, le col des Howisons, au sud de la ville moderne de Graham’s town.

Dans les deux cas, les colons procédèrent de la même manière : au matin ils surprennent le village, mettent les indigènes en fuite et capturent leurs troupeaux : 70 tètes de gros bétail seulement chez les Horisons, 2 200 chez les Gonocquas et plus de 2 500 moutons. Toutefois les Gonocquas étant, leur frayeur calmée, revenus à leur village, ils reçurent du tabac, des verroteries, « quelques bagatelles », et récupérèrent même une petite partie de leur bétail.

Au retour les colons écrivirent sur une page blanche d'un livre, De christelijke Zeevciert , « La navigation chrétienne », l'engagement de tenir l’expédition secrète. Ils se partagèrent le bétail capturé, le vendirent aux colons sédentaires de Stellenbosch, et dissipèrent leur gain en bombances qui attirèrent l’attention du gouvernement, et provoquèrent l'enquête révélatrice.

Par ces procédés divers, les colons constituèrent en cinquante ans des troupeaux considérables. Quelques chiffres extraits des recensements annuels communiqués par les gouverneurs au Conseil des Dix-Sept, permettent d'en suivre la progression numérique. A la fin de décembre 1058, les colons possèdent 278 têtes de gros bétail, 348 moutons, 80 porcs. Trente-huit ans plus tard, en 1696, leur richesse s’est considérablement développée : ils possèdent 437 chevaux, 6 441 têtes de gros bétail, -47 025 moulons, 539 porcs. Douze ans plus tard, sauf pour la dernière catégorie d’animaux, leur richesse a doublé : ils possèdent, en 1708, 1586 chevaux, 14 320 taureaux, vaches et bœufs, 89 553 moutons, 293 porcs ’.

Ainsi au commencement du xvhic siècle, les colons s'affirment dans celte profession d'éleveurs de bétail qui sera presque exclusivement celle de leurs descendants.

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