‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 166 sur 201 · Letters rec., 1695-1708, p · texte numérisé non relu

Letters rec., 1695-1708, p

LES ESCLAVES

Nouvelle-Angleterre, les Portugais de Mozambique et du Brésil, les Musulmans de Malindi et de l’Arabie, les Hollandais de Java et de Maurice. Cette terre a été véritablement vidée de ses habitants. D'une superficie égale à celle de la France et de la Belgique réunies, elle ne renferme plus maintenant que 4 millions d'hommes. Les plantations anglaises, portugaises, arabes et hollandaises ont soustrait, par avance, sa main-d'œuvre à la colonisation française du xx1' siècle.

A ce dépeuplement le Cap a contribué pour sa part. Promptement, van Rieebeck s’était avisé des ressources économiques que la colonie qu'il fondait pourrait tirer de Madagascar1. Dès le 14 août 1655, il y avait envoyé le sous-marchand Frédéric Verburg pour en rapporter, outre diverses denrées, des esclaves. Il fut imité par ses successeurs, et l'envoi de navires esclavagistes à Madagascar devint au Cap un usage.

Les commissaires chargés de la traite étaient tantôt un capitaine de navire, tel que Holm en 1696, tantôt un sous-marchand, tels que Jochem Blanck en 1663 et 1664, Johan NiëuhofT en 1672 et Albert van Breugel en 1681; tantôt un sous-chirurgien, tel que Pieter van Meerhoff en 1667; tantôt enfin un « écrivain », tels que Jacob Granaet en 1666 et Hendrik Frappé en 1715.

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