‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 171 sur 201 · Journal, 1662-70 p. 219, 220; 1671-76, p · texte numérisé non relu

Journal, 1662-70 p. 219, 220; 1671-76, p

LES ESCLAVES

Le 1S juillet 1600 des femmes, accompagnées de leurs enfants, viennent se plaindre au commandeur Jacob Borghorst de l'insuffisance de leur portion de riz. « Son Honneur s'en étonne, celte engeance vorace recevant trois quarts delivre par tète. » On procède à une enquête, qui ne révèle aucune fraude dans la distribution quotidienne, et finalement la plainte est rejetée comme mal fondée. Mais le 25 juin 1670 une autre réclamation est accueillie favorablement : « Les esclaves de la Compagnie sont venus se plaindre au commandeur (Pieter Hackius) de n’avoir reçu depuis longtemps, sauf la camelote annuelle, aucune étoffe pour se protéger du froid, la nuit, ce qui a causé beaucoup de maladies parmi les enfants et les vieillards. Le Conseil de gouvernement décide pour leur éviter ces misères de les pourvoir de quelques couvertures ordinaires comme ils en demandent !. »

Deux ans après, le 5 avril 1672, il est également donné satisfaction à une requête du même ordre 2.

Parfois on découvre dans les documents l’expression de quelque sentiment de pitié à l'égard des esclaves. Le 9 juillet 1663, le vent du sud-est est si froid « qu'on peut difficilement, dit le rédacteur du Journal , envoyer les ouvriers et surtout les esclaves misérablement vêtus travailler en plein air dans le

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