Riebeeek's J., Il, p
LES ESCLAVES
son, mais cherchent toujours (maint exemple le prouve) à s’enfuir, d’où de grands embarras pour le gouvernement, qui doit les rattraper et les rendre à leurs propriétaires.
« En conséquence le Conseil invite instamment chacun à s’abstenir de châtier les esclaves, sinon d’une manière domestique, de les attacher et de les frapper avec des verges et des cordes.
« Il est donc ordonné aux colons et à tous les autres de se défaire de leurs instruments de correction (tels que cannes fendues et cordes à noeuds) sous peine de six réaux d’amende, pour ceux dans les maisons desquels le fîsccial en découvrira 1 . »
Quelques autres circonstances nous sont connues dans lesquelles ayant à se prononcer entre les maîtres et les esclaves, le gouvernement se rangea du parti de ces derniers.
Parmi les colons aucun assurément, car ils étaient fort illettrés, n'avait lu le De re rustica , mais bien qu’ignorant les conseils du vieux Caton, ils ne le lui cédaient pas en rigueur, et obligeaient leurs esclaves à travailler le dimanche. Le gouvernement le leur interdit dans des ordonnances répétées et notamment le 1er juillet 1670 2.
Le 19 janvier 1702, la Cour de justice inflige une pénalité au colon Jan Schopping, « pour avoir raclé