Rambles, p
EXTINCTION DU FRANÇAIS
récemment promulgué pour le faire afficher à la porte de l'Église de Stellenbosch, à Drakenstein, et en un lieu nommé De Kuilen « les trous » ; or en chacun de ces trois endroits un exemplaire de l’édit en français fut affiché à côté de l’exemplaire en hollandais *.
II. — Le départ du ministre Pierre Simon d hâta l'extinction du français.
Lors de son arrivée au Cap, le 19 août 1688, Simond avait étél’objetd une considération marquée. Dans une lettre du 16 octobre 1688 le Conseil de gouvernement avait invité « le landdrost etlesheemraden de Stellenbosch à lui témoigner l'affection et le respect dus à sa position officielle età sa personne et à l’assister de tout leur pouvoir en construisant une maison confortable pour lui2 ». Il ne fu t cependant pas assez conquis par le Cap pour s’y fixer sans esprit de retour. Il continua à entretenir des relations avec ses coreligionnaires des Pays-Bas. Il en reçoit une caisse en 1696, une autre « marquée MrS. » en 1698, une petite caisse de livres en 1700. Ses économies — car son séjour au Cap ne semble pas avoir nui à ses intérêts — il les place aux Pays-Bas. En juin 1689, il y envoie 111 florins; en 1700 il demande qu’on verse son traitement à Middelburg, soit à l'avocat Johannes Bodaan, bourgmestre et