Ibid., p
EXTINCTION DU FRANÇAIS
l'église du Cap le 9 avril 1702 \ el s'embarqua en mai pour les Pays-Bas.
Son départ affaiblissait les Français du Cap. Pierre Sirnond était assurément d'une activité parfois intempérante. « 11 nous plairait fort, écrivait le gouverneur du Cap le 29 juin 1(591, de ne pas voir le ministre français se tant mêler des affaires privées et des affaires publiques, jeter le trouble parmi ses coreligionnaires en leur faisant faire des déclarations ou en les convoquant tantôt pour une raison et tantôt pour une autre 2. »
Son caractère était irascible, ses querelles avec un autre réfugié de marque nommé Jacques de Savoye agitèrent la colonie. « Nous désirons seulement, écrivait à la même date le gouverneur, que le rév. Pierre Sirnond et Jacques de Savoye aient réciproquement une attitude plus paisible et amicale, et qu'ils mettent un terme à leur désaccord sans causer par suite de leur humeur querelleuse, fruit de leur entêtement, tant d’ennui à la communauté, tant de tracas à nous-même et aux colons dans la saison où l'on a le plus à faire. »
Le gouverneur tenta de les réconcilier dans une séance du grand consistoire, où siégèrent trois ministres que l’on fit descendre spécialement de deux navires en escale, et que présida le révérend Leonardus Terwold, mais en vain, « car