Lcttcrs rec., 1G95-1708, p
1705 que les Français continuaient à insister pour obtenir un prêche bimensuel en leur langue1, mais il n’obtint pas des Pays-Bas la réponse décisive qu'il sollicitait.
D’ailleurs ce petit monde du Cap commençait à être agité par un grave contlit entre les colons et le gouverneur, conflit qui se termina par la destitution de celui-ci *; la question du prêche en français passa à l'arrière-plan des préoccupations.
Cependant la langue française perdait du terrain, comme l'on dit familièrement. Déjà en 1700, le gouvernement constatait que beaucoup d'habitants de Drakenstein l’ignoraient. Les colons incapables de parler le hollandais commençaient à éprouver quelque embarras : un certain Pierre Rousseau ayant en 170G été nommé hccmrad et lieutenant de la milice des colons se défendit d'accepter ces fonctions, en partie à cause de sa connaissance insuffisante du hollandais3.
Enfin en 1709, le gouverneur Louis van Àssenburg, successeur de W. A. van der Slel, chassa le français de sa dernière posilion. La correspondance du consistoire de Drakenstein avec le gouvernement se faisait jusqu’alors en français; il lui fut enjoint le 10 décembre d’écrire désormais toutes ses lettres en hollandais4.