Riebeeck’s J., II, p
L ESCALE DU CAP
Elle facilita aussi l’aiguade des navires en escale. Les barques jusqu’alors gagnaient l’embouchure de l’une des rivières. Les hommes descendaient dans l’eau, « nus jusqu’au cou » et emplissaient les barils ; des refroidissements et des maladies étaient souvent la conséquence de ces baignades forcées.
Tout changea désormais. Débarqués à l’extrémité de la jetée, les barils étaient roulés vides jusqu’à un grand bassin rectangulaire situé à l’ouest de la forteresse et alimenté par un ruisseau descendant de la montagne de la Table. A cette water plaals , ils étaient remplis, puis roulés sur la jetée jusqu’aux bateaux, si bien que chacun put désormais, comme l’écritait van Riebeeck le 5 mars 1059, « puiser de l’eau sans se tremper1 ». Un plan conservé aux Archives royales de la Haye, et datant probablement de 1603, permet de se figurer les détails de l’aiguade 2.
IL — Le 29 avril 1652, vingt-quatre jours après l’arrivée de van Riebeeck, le jardinier de l’expédition, Hendrik Boom, prépara à proximité de la future forteresse un carré de terre pour y semer des graines de légumes apportées des Pays-Bas3. Le surlendemain 1er mai, il répandit les semences. Six semaines plus