Ibid., I, p. 296; II, p. 36, 122; III, p
J0UAN VAN RIEBEECK.
tare 80 ares, mais elle était déjà de 12 arpents (9 h. 30) en janvier 1633, de 17 arpents (13 h. 26) en mars 1639, et atteignit enfin 21 arpents (16 h. 38) en mai 1662, au moment du départ de van Riebeeck’. Ils furent entourés d'un fossé, où coulait une eau vive dérivée des ruisseaux descendant de la montagne et d’une haie d’arbres épineux, qui donnait de l’ombre et en écartait les fauves 1 2.
Dans sa correspondance, van Riebeeck insiste complaisamment sur l'abondance et la variété de ses productions horticoles : « Les jardins pleins de beaux légumes, sont beaux à voir; nous donnons chaque jour aux hommes des choux, des laitues, des radis et autres légumes, de sorte qu'ils peuvent se régaler », écrit-il le 13 octobre 1653, et le 22 avril 1654 il écrit encore : « Nous avons de telles quantités de choux, de salades, de betteraves, de carottes, de navets, que nous n’en savons que faire3 4 ». Quelle joie quand, le 2 février 1653, il coupe pour sa table le premier chou blanc « tendre et délicat », et quelle satisfaction quand, le 25 juillet 1661, se promenant dans le jardin accompagné de Mme van Riebeeck, il aperçoit et cueille sur un petit arbre récemment apporté de Sainte-Hélène deux oranges, « bien jaunes et grosses à point ».
1. Lettcrs desp., 1632-62, I, p. 202; II, p. 28; III, p. 77, 235.