‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 24 sur 201 · Ricbceck's J., I, p. 65; III, p · texte numérisé non relu

Ricbceck's J., I, p. 65; III, p

l’escale du cap.

Quand Zacharias Wagenaer vint le relever de son poste, ce né fut pas sans orgueil qu'il le promena au milieu des carrés de légumes et sous les arbres chargés de fruits, à la place même où, dix ans auparavant, s'étendait la brousse séculaire1.

III. — Horticulteur heureux, van Riebeeck réussit moins dans la culture des céréales. Pendant les trois premières années de son séjour, il échoua complètement2. A la fin, il eut un peu plus de succès : « Le froment, écrit-il le 1er janvier 1601, le seigle, l'orge et l'avoine ont bien réussi cette année ; en ce moment nous sommes tout entier à la moisson, spectacle vraiment agréable et réjouissant3». Néanmoins, quelques mois plus tard, le 4 juillet 1661, le commissaire Andries Frisius constatait dans son Rapport que le Cap ne tirait pas de ses propres récoltes la moitié des grains annuellement nécessaires à la subsistance des habitants 4.

Van Riebeeck, qui, on le verra au chapitre suivant, éprouva plus d’une fois les angoisses de la famine, connaissait mieux que personne sa pénurie. Aussi s’ingénia-t-il à s'approvisionner de céréales en dehors du Cap.

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