‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 33 sur 201 · Ibid. , p · texte numérisé non relu

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L ESCALE DU CAP

gens des biscuits et de l'eau-de-vie, « de sorte qu’ils chantaient joyeusement, sautaient et faisaient diverses simagrées 1 » .

Dans les Instructions laissées à spn successeur, van Riebeeck insistait fortement sur la nécessité « d’entretenir la paix avec les Hottentots » et sur le danger de l’altérer pour des incidents futiles. « Si parfois des Hottentots rencontrent un nigaud descendu d’un navire, musant ici et là, et lui chipent du tabac, du pain et les boutons de cuivre ou de fer de ses habits, cela n'a pas grande importance. » Pas plus qu’il n’en faut attacher aux disputes qui naissent parfois entre eux et les équipages des navires, « parce que nos gens jouant ou luttant avec eux sont parfois plus fortement empoignés qu’ils ne le voudraient, se mettent en colère et les appellent : sales bêtes puantes! ce qui cause la querelle ; les indigènes, comprenant ces mots hollandais et beaucoup d’autres, leur répondent qu'ils sont aussi bien des hommes que les Hollandais, etc. 2 ».

D’ailleurs van Riebeeck évita de compliquer sa politique indigène de questions religieuses. On avait bien en 1649 fait valoir que la conversion des indigènes du Cap à la foi chrétienne constituerait l’un des bénéfices de son occupation. En fait, van Riebeeck, imité d'ailleurs par ses successeurs, s'abstint de toute propagande. Le jésuite Guy Tachard,

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