‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 34 sur 201 · Lctters desp., 1652-62, 111, p · texte numérisé non relu

Lctters desp., 1652-62, 111, p

JOHAN VAN RIEBEECK.

touchant au Cap en 1G85, remarquait avec tristesse ce défaut de zèle apostolique. « Leur grand malheur et qu'on ne saurait assez déplorer c’est que tant de nations si nombreuses n'ont nulle connaissance du vrai Dieu, et que personne ne se met en état de les instruire’. »

Dans les Hottentots, van Riebeeckne voyait point des païens à qui « enseigner le chemin du ciel et les vérités éternelles », mais des éleveurs dont dépendait la formation de ses troupeaux de bêtes à cornes et de moutons.

II. — Il ne laissa pas que d'y rencontrer des difficultés. D'abord les Hottentots répugnaient à se séparer de leur bétail qu'ils aimaient pour lui-même, indépendamment des avantages qu’ils en tiraient. Puis les objets divers qui leur étaient offerts n’exerçaient sur eux qu’un attrait modéré. Les seuls qu'ils consentissent à accepter étaient les fils de laiton, les morceaux de cuivre, les verroteries, dont ils ornaient leur peau jaunâtre, le tabac à fumer et les pipes 2.

Mais van Riebeeck se heurta surtout à l’hostilité volontaire et réfléchie des Goringhaiquas ou Kaapmen. Ceux-ci virent clairement que l’établissement des Hollandais aurait pour conséquence, dans un délai proche ou lointain, leur éviction des terres

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