Lctlers desp., 1652-02, 11, p
l'escale du cap.
dont ils avaient jusqu’alors librement disposé. Le 10 février 1655, par exemple, les Hollandais leur exprimaient une fois de plus le désir de commercer amicalement avec eux et leur offraient du cuivre, mais ils le repoussèrent en disant : « Vous vous ôtes installés dans notre pays; vous y bâtissez rapidement, évidemment vous ne le quitterez pas; vous prenez les meilleurs pâturages, voilà pourquoi nous ne voulons plus vous vendre de bétail 1 ». A mesure que par l'institution de la colonisation libre qui commence en 1657, les Européens croissent en nombre et occupent une superficie de terres plus étendue, les Kaapmen revendiquent plus âprement la propriété du sol. Un de leurs chefs, Autchumao, surnommé llerry, demanda même un jour à van Riebeeck non sans logique, si eux Hottentots seraient admis à en user aussi librement aux Pays-Bas que les Hollandais en usaient au Cap
L’arrivée des Hollandais avait posé une question agraire. Les Kaapmen se flattèrent de la résoudre à leur avantage; à force de malveillance, ils décourageraient les intrus, se disaient-ils, et leur feraient quitter la place.
Aux avances de van Riebeeck, ils répondent par de mauvais procédés. Ils molestent les blancs, les frappent même quand ils se voient les plus forts. « Envoyé, lit-on le 22 avril 1654 dans le Journal , le