‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 36 sur 201 · Ibid., III, p · texte numérisé non relu

Ibid., III, p

JOIlAN VAN RIEBEECK.

catéchiste, Verburg (le second), et douze mousquetaires avec du cuivre, du tabac et des pipes vers les indigènes, mais ceux-ci, en les voyant en petit nombre, au lieu de les bien accueillir, se sont moqués d’eux et leur ont enjoint de déguerpir. Nos hommes restant et exprimant le désir de trafiquer, ils les ont insultés davantage, et ont frappé le catéchiste dans la poitrine et Verburg sur la tète »

Epiant les occasions, les Kaapmen profitaient du moindre relâchement de surveillance pour voler. Le dimanche 19 octobre 1653, ils choisissent l’instant où les Hollandais, réunis dans la grande salle du fort, assistent au service religieux, pour tuer le berger et faire main basse sur presque tout le troupeau que van Riebeeck commençait péniblement à constituer1 2. Des larcins de ce genre se renouvellent notamment le 3 et le 7 février 1654, le 5 juillet 1654, le 12 juin 1656, le 7 août 1657 3.

En 1659 les Kaapmen tentèrent de frapper un coup décisif. Le 19 mai ils tuèrent un colon nommé Simon In’tveld, jetèrent la panique parmi les blancs dont la plupart se réfugièrent dans le fort, et s’emparèrent de 148 bêtes à cornes et de 135 moutons. Pendant dix mois, les relations furent interrompues entre eux et les Européens 4. Avec des vendeurs aussi

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