Ibid., III, p. 18 et suiv
l’escale du cap.
mal disposés, les transactions commerciales n’étaient donc pas faciles pour les Hollandais.
Si l’opposition des Hottentots avait été intransigeante et unanime, si tous s’étaient obstinément refusés à vendre une seule tète de bétail à van Riebeeck, peut-être auraient-ils réussi en effet à le décourager et à lui faire abandonner un établissement, fondé en grande partie pour approvisionner de viande fraîche les navires de passage, mais il n’en fut pas ainsi. L’hostilité des Kaapmen ne fut pas continue, elle subit des périodes de rémission. Puis les Hottentots du nord et de l’est, les Cochoquas ou Saldanhars et les Chainouquas, qui ne se sentaient pas, comme les Kaapmen, menacés dans l’usage séculaire de leurs pâtures, bien loin de prendre ombrage delà présence des étrangers, accueillirent favorablement leurs avances.
En octobre et novembre 1658, les Cochoquas viennent camper au nord-est de la baie de la Table : van Riebeeck leur fait acheter 308 moutons et 36 tètes de gros bétail.
En 1660, ce sont des Chainouquas qui arrivent à proximité du fort : van Riebeeck leur achète le 24 août 35 tètes de bétail, le 26, 21, le 5 septembre 77, plus 18 moutons, le 10, 24 L On pourrait multiplier ces exemples de marchés.
Deux des expéditions que van Riebeeck envoya