‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 39 sur 201 · INTRODUCTION DES CHEVAUX AU CAP · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DES CHEVAUX AU CAP

Quand les Hollandais arrivèrent en Afrique australe, le cheval n'y existait pas. Mais ils découvrirent promptement un quadrupède similaire : le zèbre.

Le 16 novembre 1658, l'enseigne Jan van Ilarwarden rapporta d’un voyage dans l'intérieur du pays deux fragments de peau « si extraordinairement marqués et colorés qu'on n’en voit de pareille nulle part ailleurs », et dont les Gorachouquas « fabriquaient des sandales analogues à celles portées par les capucins2 ». Deux ans plus tard, le 18 novembre 1660, des Soaquas apportèrent au fort « deux ou trois têtes de zèbre empaillées, rayées de la manière la plus élégante, mais avec des oreilles aussi longues que celles des ânes3 ».

En même temps les voyageurs en voyaient courir. Le 5 mars 1658, le topographe Pieter Potter aperçut sur la rive droite de la Berg rivier « sept chevaux sauvages gris tacheté, gras et jolis, mais très farouches et difficiles à prendre * ». En novem-

1. Riebeeck’s J., I, p. 250, 254; II, p. 106, 147, 181-2, 189 : III, p. 70, 201.

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