Ibid., II, p
JOHAN VAN RIEBEECK.
bre 1660 le chirurgien Pietervan Meerhoff tire, blesse au cou et abat un cheval sauvage; il l’enfourche pour lui couper le jarret, mais pendant qu’il cherche son couteau, l’animal se relève avec MeerhofT sur son dos, fait un bond et le jette à terre en lui décochant un coup de sabot au visage. « Ce cheval avait tout le corps joliment gris tacheté, excepté la croupe et les jambes, qui étaient rayées de bandes blanches, bleu ciel et brunes. » Pendant ce voyage le long des bords de la Berg rivier les Hollandais virent beaucoup de ces chevaux sauvages, « qui sautaient autour d'eux comme des chiens1 ». Zèbres, dauws ou couaggas (car l’espèce est variée), ils firent l’admiration des premiers Européens du Cap, mais indomptables ils ne rendirent aucun service.
Avant même de connaître leur existence, van Riebeeck s’était préoccupé d’importer des chevaux. Il en demande aux Pays-Bas : « Si cette année, on pouvait, de la patrie, envoyer un, deux ou trois chevaux dans chaque navire, la mise en culture du pays en serait facilitée de la façon la plus désirable » (8 avril 1656) 2. Il en demande à Batavia : « Nous vous prions humblement, comme nous l’avons fait dans nos lettres antérieures, de nous envoyer dans chaque navire, ne serait-ce qu’un seul cheval, de préférence des juments. Nous vous en