Riebeeck's J., III, p
L’ESCALE DU CAP
quérir. Il faudra acheter à ces indigènes des peaux préparées, de belles plumes d’autruches, de l'ivoire, du musc, de la civette, des écailles de tortues et des fourrures.
Enfin et surtout, il faudra les persuader de descendre au Cap, pour essayer d’établir avec eux un commerce régulier de bétail. « Vous devez employer tous les moyens imaginables pour les engager à venir au fort ou du moins à envoyer quelques-uns des leurs avec vous »
Il y a une tribu avec laquelle van Riebeeck désire particulièrement entrer en relations : les Naraaquas, que, sur la foi de renseignements en grande partie inexacts, il supposait très supérieurs aux Hottentots, « habitant des maisons en pierre, habillés de peaux préparées au lieu des peaux frustes portées par ceux d’ici, priant Dieu dans des églises comme les Hollandais2 ». Leur pays fut le but des quatre expéditions armées en 1659 et 1661.
Plus lointain encore et bien plus difficile d’accès fut celui fixé à l’expédition de 1660 : le Monomotapa.
Au milieu du xvne siècle, on savait aux Pays-Bas que les Hispano-Portugais exportaient de l’or de Sofala et que le Monomotapa (c’est-à-dire, toutes limites réservées, la Rhodesia actuelle) en était la source. Van Linscholen, la grande autorité géogra-