Ibid., p
JO a AN VAN RIEBEECK.
phique du temps, l'avait dit dès la fin du xvi° siècle : « Dans cette mine de Monomotapa, il y a beaucoup d’or et notamment une certaine espèce d’or, appelée par les Portugais Botongo ouro po, ou poudre d’or, car il est menu comme de la poudre, mais l’or le plus joli qu’on puisse trouver 1 ».
Sans soupçonner les énormes difficultés d’un pareil voyage, van Riebeeek trace naïvement au chef de mission son itinéraire : Cortado, Belugaris sur la rivière Sainte-Lucie, puis Davagul, « où l'empereur du Monomotapa réside plus longtemps et possède plus de richesses en or qu’à Monomotapa même ». Il se flatte de détourner vers le Cap le courant des relations commerciales du Monomotapa. « Il est possible, et nous le croyons fermement, qu’en conséquence du gouvernement tyrannique des Portugais, on trouve les indigènes disposés à faire paisiblement du commerce avec nous 2. »
Pendant les années qui précèdent et suivent 1660, l’attaque de la Compagnie hollandaise des Indes pour enlever aux Portugais leurs forteresses des rivages de l’Indoustan est particulièrement vigoureuse. En 1663, une fois de plus, elle va tenter la conquête de Mozambique 3. L’expédition équipée en 1660 par van Riebeeek pour traverser le commerce
1. The voyage of John Huyghen van Linsclio'ten to the East Indies , I,.p. 31 (publication de la Hakluyt Society), in-8°, Londres, 1883.