‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 52 sur 201 · LA FAMINE ET LA MALADIE · texte numérisé non relu

LA FAMINE ET LA MALADIE

Son adversaire le plus redoutable, celui avec lequel, à peine arrivé, il se trouva aux prises et dont il eut à repousser maint retour offensif, ce fut la famine. Des trois navires qui l'avaient amené au Cap avec sa compagnie, il avait débarqué des légumes secs et de la viande salée; mais ces vivres s'épuisèrent rapidement. Les légumes frais réussissaient à souhait, mais il ne pouvait pas nourrir exclusivement ses hommes de choux et de carottes; si bien que, pendant des mois; van Riebeeck vécut dans les transes de voir la centaine de personnes, groupées autour de lui dans ce pays perdu, mourir d'inanition.

Le Journal trahit ses inquiétudes : « 26 septembre 1652. Il ne reste plus de pois et d’orge que pour deux mois; la ration de pain est réduite à trois livres par semaine1. » — « 11 février 1653. Beaucoup d’hommes ont les jambes faibles et sont fatigués, évidemment à cause de la dureté du travail et de l’insuffisance de la nourriture. Il faut qu’on nous ravitaille prochainement, car le pain ira difficilement une quinzaine ; les pois sont consommés, et

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