Letters desp., 1652-62, I, p
L ESCALE DU CAP
baie de la Table, les œufs et la chair des pingouins constituèrent dans les débuts une ressource précieuse pour les Hollandais. « Ce soir, diL le Journal , le 29 janvier 1653, le Tout-Puissant nous a envoyé un beau banc de poissons, 14 à 1500 muges1 ». Et le G avril 1654, ayant dépêché le Roode Vos à la chasse aux pingouins dans la baie de Saldanlia, van Riebeeck recommande au capitaine d'en rapporter promptement la viande salée : « Nous vous attendrons impatiemment pour remplir les estomacs affamés 2 ». 11 se demanda à cette époque, s'il ne faudrait pas de la viande de pingouin descendre à celle de phoque
Van Riebeeck eut encore à se défendre contre un autre adversaire : la maladie. En avril 1652, c’est-àdire au début de l'hiver austral, fatigués par le voyage, misérablement nourris, les hommes tombèrent malades en grand nombre. A partir du 25 mai 1652, la dysenterie, la fièvre et d’autres maladies se propagent par suite du froid et du manque de confortable. « 3 juin. Sur 116 hommes (total de l'effectif), il n’en reste pas plus de 60 en état de travailler. » — « Il novembre. Vingt-quatre hommes à 1 hôpital se plaignent de douleurs dans les articulations qui leur semblent brisées4. » En