Letters rec., 1649-02, 1, p
4. Ibid., Il, p. 52. — Même avis sous une autre forme le 24 décembre 1633. Ibid., I. p. 248.
JORAN VAN RIEBEECK.
A cette escale, les marins reprochaient d'ailleurs et non sans raison, certains défauts physiques. Comme il a été dit précédemment (p. 50) la baie de la Table est balayée de décembre à mars, c’est-àdire à l'époque de l'arrivée habituelle de « la flotte de retour », par de violents coups de vent du sud-est qui en rendent l’accès difficile. En outre le fond de la baie, rocheux de sa nature, se prêtait malaisément au mouillage. Les navires y perdaient souvent des ancres et des câbles1. Beaucoup de commandants, principalement pendant les premières années de l'occupation, doublaient donc l’extrémité australe de l’Afrique, sans s’y arrêter. « Depuis notre arrivée, écrit van Riebeeck le 14 août 1054, seuls les navires de la Chambre d’Amsterdam ont touché ici, sauf le HofT van Zeeland (de la Chambre de Middelburg) en mai 1652, et le Breda, de la Chambre de Hoorn, en décembre 1652; ils semblent avoir peur du Cap2.» Ce dédain humiliait van Riebeeck; en le privant des vivres et du matériel attendus, il augmentait en même temps les difficultés de son administration.
Parmi les équipages, le Cap était aussi impopulaire qu’au carré, ou, comme l’on disait alors, « dans la cabine » des officiers, mais pour d’autres raisons. La disette des débuts, la nécessité de s’y nourrir de vivres de rencontre, poissons, œufs et viande de
1. Letlers desp., 1052-62, I, p. 232: III, p. j>9. — Riebceck's J., II, p. 113.