‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 68 sur 201 · JOUAN VAN RIEBEECK · texte numérisé non relu

JOUAN VAN RIEBEECK

.Mais plus que des concours étrangers, c'est de l'effort personnel de van Riebeeck que sortitlesuccès. II ne se ménagea pas. « Quand, le G cl le 7 avril 165:2, le commandeur van Riebeeck arriva ici, écrivait-il aux Dix-Sept le 5 mars 1059... il n’y avait pas un homme qui sût quoi que ce soit, mais beaucoup étaient malades et incapables de trouver le moindre brin d'herbe pour se remettre, de sorte qu'il a fallu commencer à travailler avec quatre-vingt-dix personnes faibles, ignorantes, arrivant d’un voyage en mer et souffrant du scorbut. Leur inexpérience était complète. Le commandeur savait tout cela... 11 se mit lui-mème à la lâche et fit l’ingénieur, le terrassier, le jardinier, le cultivateur, le charpentier, le maçon, le forgeron'2. »

Nullement casanier, marcheur alerte, il parcourt souvent les environs du fort, donnant le coup d'œil du maître au jardin, aux cultures, au bétail. Le 26 mai 1053, les charpentiers travaillent activement dans la forêt derrière la montagne de la Table, et abattent des arbres destinés à la charpente du réduit

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