Ibid., lit, p
J01IAN VAN RIEBEECK.
plus accomplies que j’ai vues, aussi csl-elle aimée de tout le monde. Je n’ai jamais rencontré en elle la moindre bizarrerie d'humeur. Quelque affaire ou quelque occupation qu’elle eût, elle se possédait à merveille, voire même dans les discussions religieuses ». Et il ajoutait avec la facilité d’illusion propre aux missionnaires : « Elle n’est point opiniâtre, ce qui est assez rare, et je crois qu’il ne serait pas difficile de la convertir, si elle était libre 1 ».
Elle donna à son mari, semble-t-il, quatre enfants dont deux périrent en bas âge. L'un des deux survivants, Abraham van Riebeeck, né au Cap le 18 octobre 1053, fit une très brillante carrière et s'éleva jusqu'au sommet de la hiérarchie des fonctionnaires de la Compagnie. Il fut nommé en 1702 directeur général et en 1708 gouverneur général de l’Inde2.
Van Riebeeck avait aussi emmené avec lui ses deux nièces, Elizabeth et Sebasliana van Opdorp,qui se marièrent toutes deux au Cap, l’une le 23 novembre 1053 avec Jacob Reijniers, capitaine du navire de Yreede , l’autre le 10 septembre 1054 avec Picter van Duijne, sous-marchand.
En confiant à van Riebeeck la tâche difficile de fonder un nouvel établissement à l'extrémité aus-
1. .\oliccs sur les prêtres, clercs et frères défunts de la Congré- Qation de la Mission, l,c série, t. III, p. 3Gü.
2. Letters rec., 1G9O-1708, p.305, 473. — Abraham van ltiebeeck mourut le 17 décembre 1713. Il existe deux portraits de lui au llijk's Muséum d’Amsterdam, n"“ 2G7 et 320. Ses traits sont représentés en tctc du t. 111 du Riebeeclc's Journal.
L ESCALE Dl' CAP.
traie de l’Afrique les Dix-Sept avaient fait un choix heureux, car il mérite d'être placé à côté d’un Simon van der Stel ou d'un Rik Tulbagh, au nombre des meilleurs serviteurs de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, pendant les cent quarante-trois ans que dura sa domination au Cap de Bonne-Espérance.