‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 87 sur 201 · Hiebeack's J., Il, p · texte numérisé non relu

Hiebeack's J., Il, p

l’escale du cap.

Crainte chimérique! Bien loin d'avoir des desseins hostiles, De La Roche Saint-André consignait dans son Journal (f° 18) l’expression de sa reconnaissance : « De sa part pour revanche aux petits présents (pie je lui ai envoyés, il [le gouverneur] m’a envoyé quantité d'herbes potagères, el enfin m'a assisté1... souffrant nos malades à terre et nous facilitant toutes choses ». Mais ces précautions injustifiées témoignent de l’inquiétude que la présence des étrangers provoquait chez van Riebeeck.

Malgré scs alarmes, il leur prêtait assistance, comme il mettait tout son zèle à ravitailler les navires de la Compagnie des Indes. Le Cap commence donc à servir de point médian à la navigation entre l’Europe et l'Extrême-Orient. Combien de milliers de malheureux secoués par la grande houle de l'Atlantique ou de l'Océan Indien, anéantis dans leurs cadres par le scorbut, ont, dans leur détresse, aspiré vers le Cap, vers son eau fraîche, ses laitages, ses fruits, ses verdures.

Le Cap de Bonne-Espérance devient 1 hôtellerie des mers. Il le restera jusqu’à cette journée du 17 novembre 1869, où le canal de Suez fut ouvert, et où la navigation, s’élançant dans une voie nouvelle, dédaignera la vieille escale, deux fois séculaire.

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