ACTE PREMIER
DON FABRICE
Parbleu, capitaine, (ii loi serre la main.) ii n'est rien de *e; e idé co'Jpâ d'épée pour commencer une amitié!
HENRI^ amicalement et finement, lai prenant U brai*
£t cotnment vont les affaires à Paris ?
DON FABRICE
Mais bien pour nousl...
HENRI
Ahl mieux pour nous !
DON FABRICE, d'an air railleur.
Ob! ob! vous avancez petitement, mcssieursrdu roil
HENRI, do même.
Et vous faites maigre chère, msssieurs de la Ligue 1
DON FABRICE
Nous, capitaine, pas le moins du monde; que les manants broutent l'herbe, è la bonne heure! mais nos grenierià sous sont bien remplis, et grâce à Dieu, les moines ont encore du vin dans leurs caves.
* HENRI, entre ses dents.
Ob! bandits!
DON FABRICE, frappant sur sa poitrine*
Allons! admirez ce pourpoint, capitainoi et cette corpulence, qui fait honte à vos confrères.
HENRI
Hélas! nous sommes pauvres, nous autres, et nous nous battons un peu plus pour l'honneur que pour les écùs.
DON FABRICE, raillenr.
C'est-à-dire que le Béarnais est chiche !
HENRI, riant de mantais cœnr.
£hl eh! (a part.) Je tuerai ce capitaine !
DON FABRICE, baissant la voix.
Ab! si Vous vouliez me croire... Il vous serait si facile*.,
HENRI
De...
DON FABRICE, à demi-Toix«
Et de planter là votre roi de Navarre et de venir à lïousl...
A Paris ?..
A Paris !
HENRI, de même.
1K)N FABRICBi iû mèffl*.
HENKI.
Au service de la Sainte-Union? moi! Tiens, c'est une /dée.
DON FABRICE
Parbleul je me donne au diable si, avec deux hommes comme vous et moi» ce maudit hérétique vient à bout de nos remparts.
' HENRI
Il est certain que si j'étais là-bas ma présence pourrait changer bien des choses. Mais que voulez-vous, don Fabrice t.. . quitter le roi !
DON FABRICE» avee mépris.
Un gueux!...
HENRI^ sonriant.
Un peu 1
Un débauché!
On le dit...
DON FABRICE
HENRI
Un ivrogne!...
HENRI, même jeu que plus haut.
Eh! ehl... (i part.) Je tuerai ce capitaine!
DON FABRICE
Eh bien, est-ce dit?...
HENRI
Eh! des scrupules!...
DON FABRICE, virement.
Des scrupules!... vous, allons donc! un officier de for« tune comme moi, ne relevant que de son épée et libre comme Tair... Mais s'il est quelque chose de beau, de bon. de grand dans le monde, n'est-ce pas le sort du soudard et du reitre ; fidèle à la victoire, toujours, mais à elle seule..,
HENRI
Ah! ce sont là vos principes?
DON FABRICE
Constants, mordieu! Et vive notre métier!
Air; . .
Cheminant,
Chevauchant « \
Par les monts et la plaine,