‹ Le capitaine SabordChapitre 13 sur 27 · COMBAT 1>*UNE MVISTON DE CANONNIÈRES · texte numérisé non relu

COMBAT 1>*UNE MVISTON DE CANONNIÈRES

capitaine Leconite fut le plus maltraite, a. cause de sa position , la plus voisine de toute du puissant adversaire que le feu actif de ses canonniers parvint pourtant à réduire. Dn autre s'échoua sur le rivajje j deux Loulets avaient pénétré ses préceintes, mais la voie d'eau qu'ils avaient causée en déchirant le mince navire n'empêcha pas que celui-ci ne combattit jusqu'au dernier moment ; et ce ne fut que lorsque la mer, montant toujours dans sa cale, g'agna les poudres et les munitions, que son capitaine, M. Ratouîn, s'échoua sur la côte pour sauver son équipajje. Une seconde carfonnière fut privée de prendre part à la fin de Faction par un événement dont les suites eurent une bien moindre (jravité qu'on n'avait eu lieu de le craindre d'abord j le canon d'arrière de ce bâtiment , échauflfé par son service actif, creva sous une forte eharj^-c, et

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tua sept hommes. Les déjjAls causés par cet accident furent affreux : le pont défoncé , le couronnement brisé et les barreaux de l'arrière rompus sous les éclats de la pièce, jetèrent d'abord un affreux désordre dans le navire ; mais une circonstance plus capitale faillit compromettre plus gravement encore, non-seulement la canonnière, mais encore toute la flotille , et particulièrement les bâtiments les plus voisins de ceux où s'était accomplie la catastrophe : dans la commotion produite par cette désastreuse explosion, la chambre d'arrière fut brisée , et la cloison qui la séparait de la soute aux poudres défoncée par les éclats. Il y eut un moment de veriijj^e oîi tous ces hommes ig-noraient s'ils vivaient encore : le feu courait partout et enflammait sur différents points des gargr uses fjui alimentaient le service , un fover d é incelles envahit la chambre et

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la soulc aux poudres... ÏJn hasard iuoui cm- [leclia que le contact du feu ne fit sauter la canonnière , qui , dans un mouvement de prudence instinctive, avait cependant coupé ses cables pour no pas communiquer la terrible explosion à laquelle on devait s'attendre à cliaque moment. Quand le combat finit, c!le se trouvait donc ciyalement échouée sur la côte.

Après la retraite des bâtiments anglais y les quatre canonnières restées à l'ancre appareillèrent pour se ravitailler à Courseulles et à Sallcnelle, petits ports de la côte, où les rejoignit bientôt celui des deux navire échoués qui parvint, avec la marrée, a se remettre à flot.

Quelques jours après , la petite division entrait à Cherbourg, lieu de sa destination.

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On l'a dit j les bâtiments français avaient perdu ving:t hommes, les bâtiments ang-Iais cent soixante-huit»

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