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lorsqu'ils songent à diminuer la vitesse de leur navire. Mieux eut valu qu'il amenât ses voiles de l'avant.
A la vue du mouvement qu'ope'rait le brick, Ribert entra dans une grande fureur. — Aborde-moi ce cliien-là ! cria-t-il à son timonnier ; sautez à bord vous autres ! ajoutat-il en parlant à ses gens ; allons y leste, canaille! et lardez-moi ces misérables qui ont l'impudence de ne pas m'obéir I
La rapidité du mouvement ne lui laissa pas d'intervalle entre la pensée. La Perle se trouva tout-à-coup portée contre le Provençal, et vingt gaillards armés jusqu'aux dents s'élancèrent sur le pont jonché des débris de la mâture. Le contre-maître qui déjà avait si adroitement poinfé les deux coups de canons tombale premier sur le tillac presque désert du pauvre brick inoffensif , et pendant que ses ardents compagnons se je-
talent au hasard contre les matelots disséminés sur les gaillards 9 le vindicatif forban se faisait jour h travers les débris de vergues et de cordages, pour atteindre les deux jeunes amants que leur frayeur et leur étonnement avaient cloués à la même place. — Allons , allons la belle ! cria le contre -maître en s'approcliant brutalement de la jeune femme, n'ayez pas peur, soyez gentille, et Ton ne vous fera pas de mal , mon agneau !
Et, en face de la créole, le bras armé du pirate s'était abaissé et la fureur de son regard adoucie.
Triomphe de la beauté et de la vertu ! — dirait un prosateur de l'empire.
Le jeune homme s'avança éiiergiquement contre le forban. — Laisse celte femme, misérable, cria-t-il, soutenant la créole défaillante.
— Tiens! tu fais des façons toi Ii éprit cjlui-
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ci en rallumant son regard sous ia force d'impressions un instant assoupies par la présence des femmes! Eh bien , tu paieras pour nos trois nuits, toi, mon bel amoureux!
Et s'ëlancant sur le jeune homme, il lui planta dans la bouche entr'ou verte son long* poignard dont la lame disparut en entier entre les mâciioires du malheureux.
*— Aurez-voas donc bientôt fini , tas de lambins ! criait Ribert qui, montant dans les haubans de son brick , cherchait à la lueur des torches à voir ce qui se passait sur le pont du Provençal. Le diable m'élingue, ces fainéants là sont plus long-temps à larder ces oies de Provence que pour enlever un bricl; à l'abordage! On voit bien, les gueux, qu'ils n'ont pas fait leurs classes à mon école ï
— C'est fini! capitaine î répondit un des lieutenants de la Perle qui s'était mêlé aux
abordeurs ; il n'y a plus un chat à bord ^ excepté peut-être là-bas sur le g^aillard d'arrière 9 Loupes qui s'amuse avec un cotillon.
— Il y a un cotillon à bord ? dit Ribert j ici le cotillon ! et si Loupes y met la pattc^ je lui coupe les doig'ts qui y auront touché^ je lui crèves yeux qui auront vu, ...!
Loupes qui entendit le colloque se retira prudemment le lonç du pavois, laissant le jeune homme renversé sur la créole qu'il couvrait de gorgées de sang.
Quant Ribert eut fait la visite du brick marseillais , il éprouva un g^rand désapointeinent. Au lieu des barils de g'ourdes et des rouleaux de doublons d'or qu'il comptait trouver dans la chambre du capitaine , il reconnut que la valeur de la cargfaison du bricli avait été convertie en traites^ représentation réelle et effective de sommes considérables dans les mains des armateurs, mais dont le pirate ne pouvait tirer aucun
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parti. Une centaine de houcauts de sucre et quelques milliers de bois de campêche que recelait la calle , étaient des valeurs sans objets, que sa position le contraignait de dédaig-ner- la coque du brick était en outre vieille et en mauvais état , né valant pas la peine d'être conduite dans un port neutre.
liCS officiers de la Perle se consultèrent j on se décida à y mettre promptement le feu. La distance où devait se trouver placé le Colibri du théâtre de cette scène, fit espérer au pirateque les événements de la nuit pourraient bien rester inconnus.
Bientôt des mèches ardentes placées dans différents points de la coque firent couver Finecndie sur le pont ensanglanté du gialheureux Provençal. Peu à peu la flamme jaillit du tourbillon de fumée où couvait sourdement ses ravages ; de minces langues
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«le feu sortirent du brasier comme deux mâchoires édentées, et léchèrent les mâts qui, calcinés par ces brûlantes caresses 9 se ren- >^ersaient et semblaient s'abîmer dans cette bouche immense. Le goudron pétilla dans les spirales des cordag^es et traça mille bizarres lig-nes de feu sur le fond obscur du ciel. Quand l'incendie g"ag"na les voiles restées sur leurs vergues , la flamme prenant le tissu dans toute sa largeur s'éleva en le dévorant au sommet de chaque surface , et en fît de sanglantes bannières. La résine, le brai , la peinture en s'enilammant dans chaque partie , craquaient et jetaient au vent des milliers d'étincelles. Un dôme de nuages roussâtres se forma dans le ciel et, à chaque brillante convulsion de la flamme, rendait à la mer d'ardentes projections. Chaque lame qui se dressait illuminait sa tête comme un phare , la surface de l'eau se marbrait par
instants de reflets brisés comme la mer d'encre oïl fut plong'é le Tasse parmi les serpents de feu. La Perle s'était éloig^née, et considérait dans sa retraite ce spectacle horrible et splendide. Ribert se fit apporter sur le pont, près de lui, la femme évanouie, qui fut lavée à g'rande eau du sang: de son amant. Le cerveau du pirate s'alluma au reflet de l'incendie ; il éprouva quelques fiévreux vertiges et se plongea dans les souvenirs classiques pour tirer au moins quelqu'avantage des aventures infructueuses de la nuit. Il songea à Erostrate brûlant des palais merveilleux pour se faire un nom, puis les folles bacchanales de Néron lui tournèrent dans la tête. Aucune des pensées du pirate n'était de nature à être flétrie aux brûlantes ardeurs d'une pareille fête ; il s'étendit sur son banc de quart comme le tyran sur sa litière du haut de la tour, d'où
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l'on Toyait brûler Rome^ et il fit arrêter son navire. A la place de l'amphore romaine y au lieu de la coupe d'or débordée de pha- Icrnc ou de liqueur exquise ^ au lieu de roses pour couronne et de belles jeunes filles nues pour supporter ses membres languissants^ le pirate se fit verser de grossier tafia des îles , et appuya sa main sur la gorg-e brûlante de la créole évanouie. De sombres jurements inachevés parles progrès de l'ivresse, de brutales paro^.es laborieusement enfantées par son cerveau troublé , furent la stupide parodie des voiuptés du tyran de Rome y et des chants d'Ionie j et des lyres à dix voix.
Quand moururent dans l'air les derniers jets de la flamme sans aliment, quand la mer eût reçu en frémissant les derniers débris calcinés , la Perle reprit sa roule vers Phorison avec son capitaine assoupi
par l'ivresse, avec le eorps de la jeune créole à demi-morte , et à peine couverte de ses. vêtements tachés de sang.
Quand vint le jour , le Colibri se monlra aux vig"ies matinales de la Perle.
!Bibei*t avait secoué son ivresse et bâtissait la nouvelle fable qu'il voulait offrir à son associé pour lui expliquer les événements.
La créole était livrée aux soins du chirurgien du pirate ; flottant indécis entre plusieurs versions , le capitaine do la Perle ne savait à quelle détermination se fixer. Le
Colibri se montrait trop voisin du parag-e oîi s'était passé l'événement de la nuit pour qu'il fût certain que l'incendie n'ait pas été remarqué de son bord. Il fallait donc, dans cette liypothèse, motiver cette catastrophe, et en faire accepter les détails en les fardant de toutes les apparences les plus admissibles. Les premiers mots de L'entrevue des deux associés devaient donc éclairer Ribert sur la connaissance ou Tignorance de Giuseppe par rapport aux faits accomplis. Si l'incendie était resté étranger à l'équipage du Colibri y il fallait une autre version pour expliquer d'une manière plausible la présence sur la Perle de la jeune créole, ou peut-être mieux encore , aviser à dissimuler cette présence à tous ses regards indiscrets. Pour peu que vous connaissiez les mœurs des pirates vous savez qu'une de leurs rares qualités c'est une discrétion à toute épreuve,
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lorsque leur intérêt particulier ou la conser- \ation de ïcitr peau semble l'exig^er. Ribert navait consdquemment point à s'inquiéter de révélation impossible entre les deiixéquipagfes. L'obstacle à ses projets ne résidait point là.
Deux heures plus tard les deux bricks pirates étaient verg-ue à verg-ue.
— Avez- vous eu connaissance de quelque chose cette nuit ? demanda tout simplement le pirate à Giuseppe ?
^■^ Parbleu ! répondit PItalien, j'ai vu comme vous avez aussi dû le voir, un incendie dans le nord-est ; à part ça je n'ai pas rencontré une coquille de noix. Qui diable faisait donc griller ce cochon-là, ajouta, sans y mettre d'intentions ni de curiosité inquiète , le candide capitaine du Colibri.
— Le feu y a pris tout seul , à ce qu'il paraît, répondit Ribert , j'ai fait ce que j'ai '• 7
pu pour approcher j mais je n'ai pu sauver qu'une chaloupe à moitié coulée y et dans laquelle se débattaient quelques pauvres diahles dont je n'ai rien pu tirer y et qui sont morts peu après des suites de leurs b'essures ; il paraît que la mâture en s'abattant les avait éreintés.
— Voilà un accident qui risque fort de nous être imputés, pauvres innocents piratas que nous sommes, dit plaisamment Giuseppe. Si quelque barque de guerre passait par là^ le feu du ciel me grille , si l'on en croit , un mot.
— C'est bien vrai ! dit Ribert , d'un air d'innocent persécuté.
— Tâchons donc, reprit Tltalien , de nous charger la conscience de quelque chose de productif, afin que s'il nous arrivait malheur nous ayons une consolation à prendre dans nos arrières-pensées. S'il fait cahne ce
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soir, j'irai dîner à votre bord, mon associé.
— Nous bornons-nous à de meilleures chances , termina le pirate.
Et il donna quelques ordres de manœuvres; puis il descendit dans la chambre basse voir le malade.
Depuis qu'elle était à bord de la Perle j la jeune créole n'avait pas encore prononcé un Mot. Son évanouissement avait été si long" qu'il avait donné à son beau corps toutes les apparences de la mort ; long-temps affaissée sous le poids de ses soufffances, ses membres languissants étaient restés sans énergie ; son regard vovait à peine j et elle apportait la plus comp^cle indifférence aux soins dont on Tentourait,
Ribert connaissait cette femme. C'était une jeune créole qu'il avait vue par fois au Fort-Royal dans ses excursions vagabondes à laMartinique. Il conçut pour elle d^ardents
désirs , et il ressentit en sa présence toutes les pensées qu'on prête aux bandits d'opéracomiques. Il songea que la présence de cette jeune fille ferait une ag-réable diversion à certaines phases ennuyeuses de sa carrière y et qu'en tous cas elle charmerait ses repas et ses nuits. Il y a chez les femmes une lutte morale qui précède la lutte physique pour qui veut les posséder malg-ré elles. La lutte morale est la seule que doive essayer un homme y la lutte physique est odieuse ou à peu près impossible j malheur à qui s'y laisse réduire. Mais les pirates n'y tiennent généralement pas. Il ig-norent et ne recherchent pas toute la volupté de la conquête par les voies persuasives ; il ne savent pas étudier le langage des yeux si souvent en opposition avec les sévères expressions de la parole. Toutes les minutieuses nuances, les indéfinissables transmissions par lesquels
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passent deux êtres avant d'cchaiîg'er du plaisir y tous ecs riens délicieux, ces mystères charmants de la passion qui triomphe et qui cède leur sont inconnus, les scélérats forbans qu'ils sont. Ils sont saturés d'amour de nég-resse, sacrilég^e infâme qui accouple les p-us précieux trésors du cœur à l'enveloppe la plus ifjnominieusc. Aussi en voyant malade et penchée de faiblesse 'a pauvre créole que le malheur avait fuit survivre à son amant, Ribert n'eut qu'une pensée, c'est que cette résistance physique que son instinct prévoyait serait annulée par Téiat de la malade. Cette réflexion consolante le rendit joyeux , et il résolut de bientôt faire bénéficier ses sens des artifices de sa pensée.
La brise en fraîchissant ne permit pas aux deux navires de s'approcher assez pour que Tun des deux cap" laines visitât l'autre. Ribert eut quelques nioiiycmer.ti de çro»-
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sièrc galanterie. Il se fit servir près de la malade. Quant vint la nuit^ il fit mettre un bomme de g-arde à la porte de la chambre Lasse, et promit de brûler la cervelle à celui qui le dérangerait dans ses plaisirs.
Vainement de faibles cris retentirent-ils jlans le silence de l'entrepont , les pirates en firent le texte de mille récits d^aventures galantes.
viir.
Quelques jours s'étaient écoulés ^ Gîuseppe avait visité Rlbert auquel il était devenu impossible de dissimuler la présence tle la jeune femme à bord de la Perle. Le pirate avait avoué que seule elle avait survécu aux malheureux qu'il avait trouvé dans la chaloupe. L'Italien avait cru de cela ce qu'il avait voulu, et Ribcrt s^en souciait comme d'un vieux requin mort. Dn reste y aucune
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parole de la pauvre créole n'avait trahie les événements passés. Jamais l'Italien, quel» qu'en fiit son désir y n'avait pu se trouver seul avec elle , et les courtes visites qu'il faisait et renouvelait le plus souvent possisible au commandant de la Perle, n'avaient encore eu pour objet que de l'enflammer d'un g^rand amour pour la créole. La croi-^ sière continuait à être infructueuse et les esprils s'aigrissaient. Gîuseppc n'avait pas renoncé à son désir de posséder le beau brick de son rival, et maintenant tout son esprit s'agitait dans mille projets , mille pensées confuses dont le centre était la possession du navire et de la maîtresse de son associé. Tout cela sans égard pour la commandite , comme on peut voir. L'humeur de Giuseppe s'assombrissait donc chaque jour, et comme pas un événcmon! r.c venait faire diversion à SCS préoccupations, comme aucune digue
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ne se dressait contre le cours de ses pensées, il se sentit bientôt tout prêt à se réfugier dans quelque moyen violent pour sortir de cette position insupportable.
L'n jour que Ribert dînait à son bord , il lui vint une sing-ulière idée dont il voulut tirer parti au profit de l'un de ses désirs, il rappela au pirate certaines clause de leur traité par lesquelles tout ce qui leur tomberait par les mains pendant la durée de l'association serait également partagé entr'euY. Alors il poria réclamation contre le monopole exercé par Ribert sur le seul bénéfice qu'ait pu jusqu'à ce jour enregistrer la raison sociale. La réclamation fut , comme on le pense bien ; d^abord plaisamment , puis brusquement accueillie. Les cartes se brouillèrent peu à peu, et mille propos damnables furent bientôt échangés entre les associés, (jîiuscppe voulait la fennnc à son tour et pour
UD temps convenu ; Ribert ne voulut se rendre à aucun raisonnement , à aucune menaces y et les menaces furent plus abondantes entre ces messieurs que les raisonnements , croyez -le bien. Intérieurement Giuseppe pensait que cette altercation pourrait au besoin servir de point de départ à quelque {jrandc catastrophe dont la conséquence serait de le rendre maître et de la femme et du navire. Touth - coup Ribert mit fin aux turbulents projets de l'Italien par ces paroles inatten* dues :
— Ecoute, tu veux la femme, n'est-ce pas ? moi je la veux carder ; je m'embête ici comme un merlan dans la farine ; si le coeur t'en dit nous la jouerons contre une partie de pistolet. Nous ferons une joute d embarcation au prochain calme, ça nous amusera. Au lieu de lircr à dix pas nous tirerons à
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deux brasses. Si nous nous manquons tous deux, la femme me restera, d''autant plus que je croîs que ça lui plaît assez , cher ami. Nous ne risquons pas de nous faire g^rand mal, je pensej d'ailleurs on pourrait reculer les distances, et ça nous refera la main. Et puis le moral de nos jjens y gag-nera, c'est d'un bon exemple, ça apprend à ne pas jouer djf poig:nard dans l'ombre. Cela va-t-il ? — Trinquons! et, au premier calme ,' je suis ton homme !
Bibert songeait en lui-même que si, à l'aide d'un prétexte, il pouvait sans scandale se de'faire de son associe en commandite, il pouvait enlever au Colibri son bon équipage , ses munitions abondantes et ses expéditions en rèjflc , puis sous un prétexte quelconque, envoyer la coque î» Sainl- Thomas par un de ses licutenanls , 1 abandonnaai an gouverneur do 1 ilc avec
lequel y au fond de sa pensée, il clail bien, aise de ne pas se fâcher trop long- -temps. Saint-Thomas est le seul refuge présentable qu^offrent aux pirates les mers Caraïbes.
De son côté Giuseppe, tout en convoitant quelque peu la femme , désirait , pardessus tout y le beau brick dont la marche vraiment extraordinaire promettait a sa croisière les plus heureuses chances de succès. Les deux pirates se trouvaient donc dominés par des pensées d'intérêt particulier qu'ils s'estimaient fort heureux de voiler dun prétexte; aussi :
— Je le veux bien ! répartit l'Italien.
Cette femme, con.sidéi*ée comme enjeu du duel, inspira au capitaine de la Perle des idées chevaleresques, dont le ridicule cessait à l'examen des motifs secrets qui le faisaient aj'^ir. Il régla provisoirement les mesures à prendre , et dans aucum cas ne voulut s'alta-
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cber à prevoir la mort de l'un d'eux , catastrophe sur laquelle sa pensée n'eut pu se reposer sans jeter quelqu 'indécision sur un projet p!us fou que sérieux en apparence et auquel chacun ne cédait sous des dehors lég'ers qu'en s'étonnant secrètement de la bonne foi de son rival.