Sur ma foi, c'était un joli coquin
2. On désigne ainsi la jmpulaee qui hajjile au delà sic» poms. I Voir les iii'ércs-nnlcs recherches de M. Jlueourlieii\. ;
mier de vous qui avancera d’un pas, je l’assommerai comme un bœuf. »
Je ne partage pas tout à fait cette doctrine, mais lu penses bien que je n’hésitai pas à me mettre près de ce ben vieux gentilhomme qui, après, avoir dit cela, s’était agenouillé sur la terre humide. Personne n’a bougé.
Les prêtres et les autres pénitents, qui étaient déjà au bas de la montée, ont rougi en voyant ce vieillard vénérable restant seul peur rendre les derniers devoirs à l’horrible vieillard qu'ils avaient abandonné ; ils sont revenus, et tout s’est terminé sans encombre. *
Ainsi a lini ce malheureux, qui a porté la peine de ses fautes presque au delà du tombeau. %
La vieille Nanie qui, lu le sais, n’est pas méchante, n’a pu s’empêcher d avoir un mouvement de joie à la nouvelle de la mort de notre voisin. Elle pense, la brave femme, que celte mort-là aura une grande influence sur ton avenir, sur (ou bonheur. Longtemps j’ai fait la sourde oreille; mais enfin, comme tu vois, je me suis' décidé. Que venx-tu faire? Tu connais mes sentiments pour Micheline, qui a été sublime dans son dévouement pour son père. L’abbé me disait l’autre jour en me pariant d’elle'
« — ■ C’est un ange qni, descendu sur la terre, n’a plus su trouver son chemin et s’est trompé de porte. » L’aimes-tu toujours et veux-tu nous revenir ?
Pense, pèse, réfléchis et fais ce que tu voudras, ce sera bien fait.
Moi, cher enfant, je n’ai qu’une chose à te dire « Je m’en vais, et, avant de partir, je*voudrais te voir heureux.
Ton père,
Antoine Sauvage de la fi en au du:.
P. -S. — J’ai écrit, pour le remercier eu bon accueil qu’il t’a fait, au brave colonel de Lesdigard- du-Vallonde-Beaupréau-de-Saint-Alqxandre. J’écrirai au major Castafiol ; ce que tu me dis touchant la mémoire de ce dernier m’étonne d’autant plus considérablement qu’qn 181X il récitait sans faute tous les vers de la mort de César et autres fugitives.
Monsieur
Mon sieur Antoine Smvaije, chevalier de la Légion d'honneur , officier supérieur en retraite