‹ Le capitalChapitre 268 sur 356 · A. Smith, 1. c., t. II, p · texte numérisé non relu

A. Smith, 1. c., t. II, p

2. V. sur les sophismes de cette école : Karl Marx, Zur Kritik der politischen Œkonomie, p. 165, 299.

Le rapport entre l’accumulation du capital et le taux de salaire n’est que le rapport entre le travail gratuit, converti en capital, et le supplément de travail payé qu’exige ce capital additionnel pour être mis en œuvre. Ce n’est donc point du tout un rapport entre deux termes indépendants l’un de l’autre, à savoir, d’un côté, la grandeur du capital, et, de l’autre, le chiffre de la population ouvrière, mais ce In’est en dernière analyse qu’un rapport entre le travail Maratuit et le travail payé de la même population ouvrière. Si le quantum de travail gratuit que la classe 'ouvrière rend, et que la classe capitaliste accumule, s’accroît assez rapidement pour que sa conversion en capital additionnel nécessite un supplément extraordinaire de travail payé, le salaire monte et, toutes autres circonstances restant les mêmes, le travail gratuit diminue proportionnellement. Mais, dès que cette diminution touche au point où le surtravail, qui nourrit le capital, ne paraît plus offert en quantité normale, une réaction survient, une moindre partie du revenu se capitalise, l’accumulation se ralentit et le mouvement ascendant du salaire subit un contre-coup. Le prix du travail ne peut donc jamais s'élever qu’entre des limites qui laissent intactes les bases du système capitaliste et en assurent la reproduction sur une échelle progressive *.

Et comment en pourrait-il être autrement là où le travailleur n’existe qüe pour augmenter la richesse d’autrui, créée par lui? Ainsi que, dans le monde religieux, l’homme est dominé par l’œuvre de son cerveau, il l’est, dans le monde capitaliste, par l’œuvre de sa main 2 .

Changements successifs de la composition du capital dans

le progrès de l’accumulation e,t diminution relative de cette

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