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Reports, etc., 30 April 1858, p

sont tout à fait abandonnées, où 143 chôment et toutes les autres travaillent très-peu de temps, le travail est prolongé au-delà des bornes prescrites par la loi 1 . » M. Howell s’exprime de la même manière : « Bien que dans la plupart des .fabriques on ne travaille que la moitié du temps, à cause du mauvais état des affaires, je n’en reçois pas moins comme par le passé le même nombre de plaintes, sur ce que tantôt une demi-heure, tantôt trois quarts d’heure sont journellement extorqués ( snatchecl ) aux ouvriers sur les moments de répit que leur ac corde la loi pour leurs repas et leurs délassements*. »

Le même phénomène s’est reproduit sur une plus petite échelle pendant la terrible crise cotonnière de 186 i-65 3 .

« Quand nous surprenons des ouvriers en train de travailler pendant les heures de repas ou dans tout autre moment illégal, on nous donne pour prétexte qu’ils ne veulent pas pour rien au monde abandonner la fabrique, et que l’on est même obligé de les forcer à interrompre le travail (nettoyage des machines, etc.), particulièrement le samedi dans l’après-midi. Mais si « les bras » restent dans la fabrique quand les machines sont arrêtées, cela provient tout simplement de ce qu’entre 6 heures du matin et 6 heures du soir, dans les heures de travail légales, il ne leur a été accordé aucun moment de répit pour accomplir ces sortes d’opérations 4 . »

« Le profit extra que donne le travail prolongé au delà du temps fixé par la loi semble être pour beaucoup de fabricants une tentation trop grande pour qu’ils puissent y résister. Ils comptent sur la chance de n’ètre pas surpris en flagran t délit et calculent, que même dans le cas où ils seraient découverts, l’insignifiance des amendes et des frais

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