Paroles de Goethe
3. C’est pourquoi nous trouvons, par exemple, qu’au commencement de l’année 1863 vingt-six propriétaires de poteries importantes dans le Staffordshire, parmi lesquels MM. J. Wedgwood et fils, pétitionnaient dans un mémoire pour l’intervention autoritaire de l’État. « La concurrence avec les autres capitalistes ne nous permet pas de limiter volontairement le temps de travail des enfants, etc. » — « Si fort que nous déplorions les maux que nous venons de mentionner, il serait impossible de les empêcher au moyen de n’importe quelle espèce d’entente entre les fabricants.... Tout bien considéré, nous sommes arrivés à la conviction qu’une loi coercitive est nécessaire. » Childrcn's Emp. Comm. Rep. 1, 1863, p. 322. —Voici un exemple plus remarquable et de date toute récente! L’élévation des prix du coton dans une époque d’activité industrielle fiévreuse avait engagé les propriétaires des manufactures de Blackburn à diminuer, d’une commune entente, le temps de travail dans leurs fabriques pendant une période déterminée, dont le terme arriva vers la fin de novembre 1871. Sur ces entrefaites les fabricants plus riches, à la fois manufacturiers et filateurs, mirent à profit le ralentissement de la production occasionné par cette entente, pour faire travailler à mort chez eux, étendre leurs propres affaires et réaliser de grands profits aux dépens des petits manufacturiers. Ces derniers aux abois firent appel aux ouvriers, les excitèrent à mener vivement et sérieusement l’agitation des neuf heures et promirent de contribuer à ce but de leur propre argent!
4. Ces statuts du travail que l’on trouve aussi en France, dans les Pays-Bas, etc., ne furent abolis en Angleterre formellement qu’en 1813. Depuis longtemps les conditions de la production les avaient rendus surannés.