La réunion de tous ces instruments simples, mis enmou
Uno tdle machine-outil n’est cependant que l’dld-
p slinP'e de la production mécanique.
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1 homme, il devient bientôt nécessaire do rem, lacer I homme dans le rôle de moteur par d’au es forces naturelles, 1 p
De toutes les forces motrices qu’avait léguées la période manufacturière, le cheval était la pire ; le. cheval a, comme on dit, sa lût son usage est dispendieux et ne peut trouver place dans les fabriques que dune manière restreinte'. Néanmoins la force-clicval fut employée fréquemment dans les débuts de la grande industrie, ainsi qu’en témoignent les lamentations des agronomes do celle époque et l’expression « force du cheval » usitée encore aujourd’hui pour désigner la force mécanique. Le vent était trop inconstant et trop difficile à contrôler; d’ailleurs l’emploi de l’eau comme force motrice, même pendant la période mantifaclurièii*, prédominait en Angleterre, ce pays natal de la grande industrie. On avait essayé au dix-sepllèmn siècle de mettre en mouvement, au moyen d’une seule roue hydraulique, deux meules et deux tournants. Mais le mécanisme de transmission devenu trop pesant rendit la force motrice de l’eau insuffisante, et ce fut là une des circonstances qui conduisirent à l’étude plus approfondie des lois du frottement. L’action inégale de la force motrice dans les moulins mus par percussion et traction conduisit d’autre part à la théorie* et à l’emploi du volant qui joue plus lard un rôle si important dans la grande industrie, dont les premiers éléments
ventent par un moteur unique, forme une machine. » (iiab-
• liage, 1. c.) ... ,
1. Dans un mémoire * sur les forces cmp.oyecs en agric-.iture • lu en janvier 1861 dans la Socirty <■( .1 fis, M- C. Morton dit : « Toute amélioration qui a pour résultat ut i.l voter el de rendre uniforme le sol, facilite i’cmploi de la uiachinu à vapeur pour la production de simple force mécanique.... On ne peut se passer du cheval là où des haies tortueuse» d’autres obstacles e:.. pèchent l’action uniforme. Tes obstacle t disparaissent chaque jour de plus en plus. Dans les operation» nui cxigiutplus de volonté que de force, la seule foreequi être employée est celle que dirige de minuteen minute 1 esprit de l’homme, c’cs.-à-dire la force humaine. ■ M. Morton ramène ensuite la force-vapeur, la fore, -cheval et la force h unaux a
ensuite la loice-vapcur, .a -- - —y
l’unité de mesure employée ordinairement pour les mao h m. - à vapeur, autrement dit à la force capable d «lever » • vres à la hauteur d'un pied dans une minute ; et - ax Je y - ■’
* • J.. R.,.,o.Lvanmir niï'ililîllü à la. m&CJUJl&i <J ’ 1 .
1 b sb. par s sb. par heure.
o Kaulhebr ] 620, De Cou» 168,.
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• et techniques furent ainsi peuà pcudéve-
scicntiii I l'époque des manufactures. Les filal0p,l' nar métiers continus (ihroslle miUs) d'Aibvrighl lurent dès leur origine, mus par l'eau. Mais l'emploi presque exclusif de cette force offrit des difficultés de plus en plus grandes. Il était impossible de l’augmenter à volonté ou de suppléer à son insuffisance. Elle se refusait parfois et était de nature purement locale1. Ce n’est qu avec la machine à vapeur à double effet de Watt que fut découvert un premier moteur capable d enfanter lui-même sa propre force motrice en consommant de l’eau et du charbon et dont le degré de puissance est entièrement réglé par l’homme. Mobile et moyen de locomotion, citadin et non campagnard comme la roue hydraulique, il permet de concentrer la production clans les villes au lieu de la disséminer dans les campagnes*. Enfin, il est universel dans son application technique, et son usage dépend relativement peu des circonstances locales. Le grand génie de Watt se montre dans les considérants du brevet qu’il prit en 1 784. 11 n’y dépeint pas sa machine comme une invention destinée à des fins particulières, mais comme l’agent général de la giaude industrie. Il en fait pressentir des applications, dont quelques-unes, le marteau à vapeur par exemple, ne furent introduites qu’un demi-siècle plus tard. 11 doute cependant que la machine à vapeur puisse être appliquée à la navigation. Ses successeurs, Boulton et Watt, exposèrent au palais de l'industrie de Londres, en 1851, une machine à vapeur des plus colossales pour la navigation maritime.
Une fois les outils transformés d’instruments manuels de l’homme en instruments de l’appareil mécanique, le moteur acquiert de son côté une forme indépendante, complètement émancipée des bornes de la force humaine. La machine-outil isolée, telle que nous l’avons étudiée jusqu’ici, tombe par cela même au rang d’un simple organe du mécanisme d’opération. Un seul moteur peut désormais mettre en mouvement plusieurs machineonlils. Avec le nombre croissant des machine-outils auxquelles il doit simultanément donner la propulsion, le moteur grandit tandis que la transmission se métamorphose en un corps aussi vaste que compliqué.
L ensemble du mécanisme productif nous présente alors deux formes distinctes: ou la coopération de
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iilapt-mniM 'T f" c,moi's l°urs dcs manufactures textiles, l’em- Ucu lu t de lu lubrique dépendait de l’existence d’un ruisseau possédant une chute suffisante pour mouvoir une roue liydrautique, et quoique rétablissement des moulins à eau portât le premier coup au système de l’industrie domestique, cependant les moulins situés sur des courants et souvent à i es distances considérables les uns des autres, constituaient a" iVyslome Plu,ûl ruraI clue citadin. 11 a fallu que la puissance “c substituât â celle de l’eau, pour que les l'alirioii l’caué'.î'i ila*scln^l®eâ d;ms les villes et dans les localités se trouvai, mu ° requis pour la production de la vapeur père des villes mannpll|lU s,u’fisalllc- L’en«in à vapeur est le
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plusieurs machines homogènes ou un système de machines. Dans le premier cas, la fabrication entière d’un produit se fait par la même machineoutil qui exécute toutes les opérations accomplies auparavant par un artisan travaillant avec un seul instrument, comme le tisserand avec son métier, ou par plusieurs ouvriers, avec différents outils, soit indépendants, soit réunis dans une manufacture1. Dans la manufacture d’enveloppes, par exemple , un ouvrier doublait le papier avec le plioir, un autre appliquait la gomme, un troisième renversait la lèvre qui porte la devise, un quatrième bosselait les devises, etc.; à chaque opération partielle, chaque enveloppe devait changer de mains. Une seule machine exécute aujourd’hui, du même coup, toutes ces opérations, et fait en une heure 3000 enveloppes et même davantage. Une machine américaine pour fabriquer des cornets, exposée à Londres en 1862, coupait le papier, collait, pliait et finissait 18 000 cornets par heure. Le procès de travail qui, dans la manufacture, était divisé et exécuté successivement, est ici accompli par une seule machine agissant au moyen de divers outils combinés.
Dans la fabrique (faciory) — et c’est là la forme propre de l’atelier fondé sur l’emploi des machines — nous voyons toujours reparaître la coopération simple. Abstraction faite de l’ouvrier, elle se présente d’abord comme agglomération de machineoutils de même espèce fonctionnant dans le même local et simultanément. C’est sa forme exclusive là où le produit sort tout achevé de chaque machine-outil, que celle-ci soit la simple reproduction d’un outil manuel complexe ou la combinaison de divers instruments ayant chacun sa fonction particulière.
Ainsi une fabrique de tissage est formée par la réunion d’une foule de métiers à lisser mécaniques, etc. Mais il existe ici une véritable unité technique, en ce sens que les nombreuses machine-outils reçoivent uniformément et simultanément leur impulsion du moteur commun, impulsion transmise par un mécanisme qui leur est également commun en partie puisqu’il n’est relié à chacune que par des embranchements particuliers. De même que de nombreux outils forment les organes d’une machine-outil, de même de nombreuses machine-outils forment autant d’organes homogènes d’un même mécanisme moteur.
Le système de machines proprement dit ne remplace la machine indépendante que lorsque l’objet de travail parcourt successivement une série de divers procès gradués exécutés par une chaîne de machi-
1. Au point de vue de la division manufacturière, le tissage n’était point un travail simple, mais un travail de métier trèscompliqué, et c’est pourquoi le métier à tisser mécanique est une machine qui exécute des opérations très-variées. Êu général, c’est une erreur de croire que le machinisme moderne s'empare à l’origine précisément des opérations que la division manufacturière du travail avait simplifiées. Ce tissage et le filage furent bien décomposés en genres de travail nouveaux, pendant la période des manufactures ; les outils qu on y employait furent variés et perfectionnés, mais le procès de traiail lui-même resta indivis et affaire de métier. Ce n est pas le travail, mais le moyen de travail qui sert de point de départ à la machine.