An Essay on Trculc and Commerce « Loin]., 1 170. p. A
— Le Times publiait, eu décembre 18,i(j et en janvier 18i',7. de véritables épanchements de cœur de la part d: propriétaire* de mines anglais. Ces Messieurs dépeignaient la situation j prospère et enviable des mineurs belges, qui ne demandaient i et ne recevaient rien de plus que ce qu’il leur fallait stricte- : ment pour vivre pour leurs « maîtres ». Ceux-ci no lardèrent pas à répondre aces félicitations par la grève de Marebiennes, éiouffée à coups de fusil.
4. Le fabricant du Northamptonsliire commet ici une fr aude pieuse que son émo ion rend excusable. 1! feint de comparer j l’ouvi 1er inintlfacluiier d’Angleterre à celui de France, mais ce qu’il nous dépeint dans les paroles citées, e e»t,co mme il l'avoue plus lard, la condition des ouvriers agricoles français.
m"lU anglais, e<t venu i|i\«ih>r à ses éh’dt'urs dans uuc nihvss,, su,/,. ,, ,> f„re„,ÿ
,.'1 dil-il, 'h'vst'iH mi giiiml pays manu—
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dë^ô u ° 1 i* so.u,.,,!,. In lu, u; sans
üi. tendu, an niveau de ses cncummls* „ ,
livre de. cuisine ; fl dnuno iblZ Ïtl esprc.i pour remplacer pur des succédanés J„ ’ Umonts ortlmatrçs el trop chers du travailleur „ voici une., des plus réussies :
« Cinq livres d’orge, dit ce philosophe, cinq livres de maïs, trois d. -en chiffres ronds : 3/, centimes) de harengs, and. de vinaigre, deux d. de poivre el d herbes, un d. de sel -- le (oui pour la .somme de 20 j d. donnent une soupe pour soixanle-qnalro personnes, et, au prix moyen du blé. |,.s frais peuvent être réduits à { d. (moins de 3 eentimes, par têle. » La falsification des marchandises, inatehanl de Iront avec le développement de la production capif liste, nous a fait dépasser l’idéal de ce bravo Thompson :l.
A la lin du dix-huitième siècle et pendant les vingt premières années du dix-neuvième, les fermiers et
i , laudlords anglais rivalisèrent d'efforts pour faire descendre le salaire à son minimum absolu. A cet effet on payait moins que le minimum sous forme du salaire el on compensait le déficit par l’assisianci! paroissiale. Dans ce bon temps, ces ruraux amriais avaient encore le privilège d’octrover un laril !• eal au travail agricole, et voici un exemple de Yhnmmtr bouffonne dont ils s’y prenaient : « Quand les
J. Times, 3 sept. 1873.
2. Benjamin Thompson : « Essaye polit irai, rrnnomiea nd philo'Ophical. etc. » (3 vol Loud., 1 7ÎW!- IKII-JJ. Ilicn m jlida, nous n'avons affaire ici qu’à la |,artic éeon,iUin,iie du es « Essais. » Quant aux re'herchis île lliunps .n sur la lialeur, etc., leur mérite eu aujo ird'liui gom 'ni- nu-nl reonnu. — Dans son ouvrage : » The state of I/o* pour, et-., » sir '. M. liden fait valoir chaleureusement les vertu < de elle jupe à la Kutnford, cl la recommande surtout aux -hiveicuri es icorkltouses. Il réprimande les ouvriers angtai», 1e r déliant à entendre « qu’en Kces-e bon nombre de fami.ios se asscut de froment, de sei-le et de viande, et n ont, pend ml es mois entiers, d’autre nourriture que du gruau -r.ivo.no et e la farine d'orge méiéc avec de I ca i et du sel. ce qui ne ie» mpécbe pas de vivre très-coiiveriable.nenl Ito (ne erry ro >«irlaUy too). . (L. c, t. I, liv U, ch. «.) Au dix-neuvième s.elo il ne manque pas de gens de cet avis. • Les ouvriers anlais » dit, par exemple. Charles H. l'an y. • ne veulent maner aucun mélangé de grains d’espêe intérieure, Eu b:o^, ü ['éducation est meilleure, ce préiuge est m connu. » U ne uest,oa of the nec s,ity of tl.e ,x,sl, ng corn Unes cnfu,deid. Lond., 1810, p. Oh , Le meme l'arrv se p,a,.à ««» ^ e ce que l'ouvrier anglais « soit maintenant 1 ■ / £ ne position bien inférieure a celle qu il occupa.
trSs, * a «stüsrsœs:
Kniaire sur la falsification fo;me non l’cic'-p-
leurre la falsification des genan t, lions
ia iàrinê ,.e froment, de léeaic de pawt, de la gomme,
“.!6 j-iaise, du sable, etc. U plupart ne contenaient pas un
louie de morphine.
. . 1795, le taux des salaires pour
gquires fixera > . avajent fort bien dîné et pen-
le-Sp»C^videra ment que les travailleurs n’avaient pas ®aient dc faire de même.... Ils décidèrent donc cZ salaire hebdomadaire serait de 3 sh. par homme, tant que la miche de pain de huit livres onze onces coulerait 1 sh., et qu’il s’élèverait régulièrement jusqu’à ce que le pain coûtât 1 sh. 5 d. Ce prix une fois dépassé, le salaire devait diminuer progressivement jusqu’à ce que le pain coûtât 2 sh., et alors la nourriture dc chaque homme serait d un cinquième moindre qu’auparavant1. »
En 1814, un comité d’enquête dc la Chambre des lords posa la question suivante a un certain A. liennet, grand fermier, magistrat, administrateur d’un workhoust (maison de pauvres) et régulateur officiel des salaires agricoles : « Est-ce qu’on observe une proportion quelconque entre la valeur du travail journalier et l’assistance paroissiale ? — Mais oui, répondit l’illustre Bennet; la recette hebdomadaire de chaque famille est complétée au delà de son salaire nominal jusqu’à concurrence d’une miche de pain de huit livres onze onces et de trois pence par tête.... Nous supposons qu’une telle miche suffit pour l’entretien hebdomadaire de chaque membre dc la famille, et les trois pence sont pour les vêlements. S’il plaît à la paroisse de les fournir en nature, elle déduit les trois pence. Cette pratique règne non-seulement dans tout l’ouest du Wiltshire, mais encore, je pense, dans tout le pays *. »
C’est ainsi, s’écrie un écrivain bourgeois de cette époque, « que pendant nombre d’années les fermiers ont dégradé une classe respectable de leurs compatriotes, en les forçant à chercher un refuge dans le workhuusc.... Le fermier a augmenté ses propres bénéfices en empêchant ses ouvriers d’accumuler le fonds de consommation le plus indispensable3. » L’exemple du travail dit à domicile nous u déjà montre quel rôle ce vol, commis sur la consommation necessaire du travailleur, joue aujourd’hui dans la formation de la plus-value et, par conséquent, dans l’accumulation du capital. On trouvera de plus amples détails à ce sujet dans le chapitre suivant.
hum que, dans toutes les branches d’industrie, la partie du capital constant qui consiste en outillage 4 doive suffire pour un certain nombre d’ouvriers — nombre déterminé par l’échelle do l’entreprise,’ — elle ne x accroît pas toutefois suivant la même proportion que la quantité du travail mis en œuvre , Un ‘dablwsement emploie, par exemple, cent hommes travaillant liurt heures par jour, et ils four-
1. G U. Noiviilum (barristerat law) : A Uecicw o/ (, r d,ne, bejore the communes 0f Du two llouses of l'Jiiam, on llie Cornlaws. Lond., 1815, p. ->o, note. '
3. Ch. II. Parry, 1. c., p. 78. De leur côté, les propriétai ronciers ne s indemnisé, -ont pas seulement pour la guerre i a,«C° Te q‘‘ l!s fa,s:,icnl au nom de l'Angleterre. En ,liv-h
Icurs ,e,lles moulèrent au douille, triple, quadruple dans ce, la, ns cas exceptionnels, au sex’tuple. .. (L. c!, p. îi
de travail, machina P1* * °“lil|a8e " l’ensemble des moy<
strucUons, voies de iraSrtet l,;Uimenls> C(
Porl et üe conimunication, etc.
niront quotidiennement huit cents heures de travail. Pour augmenter cette somme de moitié, le capitaliste aura ou à embaucher un nouveau contingent, de cinquante ouvriers ou à faire travailler ses anciens ouvriers douze heures par jour au lieu de huit. Dans le premier cas, il lui faut un surplus d’avances non-seulement en salaires, mais aussi en outillage, tandis que, danslautre, l’ancien outillage reste suffisant. Il va désormais fonctionner davantage, son service sera activé, -il s’en usera plus vite, et son terme de renouvellement arrivera plus tôt, mais voilà tout. De cette manière un excédant de travail, obtenu par une tension supérieure de la force ouvrière, augmente la plus-value et le produit net, la substance de l’accumulation, sans nécessiter un accroissement préalable et proportionnel de la partie constante du capital avancé.
Dans l’industrie extractive, celle des mines, par exemple, les matières premières n’entrent pas comme élément des avances, puisque là l’objet du travail est non le fruit d’un travail antérieur, mais bien le don gratuit de la nature, tel que le métal, le minéral, le charbon, la pierre, etc. Le capital constant se borne donc presque exclusivement à l’avance en outillage, qu’une augmentation de travail n’affecte pas. Mais, les autres circonstances restant les mêmes, la valeur et la masse du produit multiplieront en raison directe du travail appliqué aux mines. De même qu’au premier jour de la vie industrielle, l’homme et la nature y agissent de concert comme sources primitives de la richesse. Voilà donc, grâce à l’élasticité de la force ouvrière, le terrain de l’accumulation élargi sans agrandissement préalable du capital avancé
Dans l’agriculture on ne peut étendre le champ de cultivation sans avancer un surplus de semailles et d’engrais. Mais, cette avance une fois faite, la seule action mécanique du travail sur le sol en augmente merveilleusement la fertilité. Un excédant de travail, tiré du même nombre d’ouvriers, ajoute à cet. effet sans ajouter à l’avance en instruments aratoires. C’est donc de nouveau l’action directe de l’homme sur la nature qui fournit ainsi un fonds additionnel à accumuler sans intervention d'un capital additionnel.
Enfin, dans les manufactures, les fabriques, les usines, toute dépense additionnelle en travail présuppose une dépense proportionnelle en matières premières, mais non en outillage. De plus, puisque l'industrie extractive et l’agriculture fournissent à l'industrie manufacturière scs matières brutes et instrumentales, le surcroît de produits obtenu dans celles-là sans surplus d’avances revient aussi à l’avantage de celle-ci.
Nous arrivons donc à ce résultat général, qu’en s’incorporant la force ouvrière et la terre, ces deux sources primitives de la richesse, le capital acquiert une puissance d’expansion qui lui permet d’augmenter ses éléments d’accumulation au delà des limites apparemment fixées par sa propre grandeur, c està-dire par la valeur et la masse des moyens de production déjà produits dans lesquels il existe.
Un autre facteur important de 1 accumu ation, c’est le degré de productivité du travail social.