p. 498-503, pawim.) . L’exné
Cettc loi a été quelque peu améliorée en • ,
:c fera voir bientôt que tous ces replâtrages
GHAPlTttE XXV
maDonte, le travail champêtre, si rude qu’il soit, les conduit, en général, par des acheminements plus ou moins rapides, au paupérisme; paupérisme toujours si imminent, que la moindre maladie ou le moindre manque passager d’occupation nécessite un appel immédiat à l’assistance paroissiale Lu résidence d’une population d’agriculteurs dans une paroisseyfait donc évidemment augmenter la taxe des pauvres.... Il suffit aux grands propriétaires fonciers* de décider qu’aucune habitation de travailleurs ne pourra être établie sur leurs domaines, pour qu’ils soient sur-le-champ affranchis de U moitié de leur responsabilité envers les pauvres. Jusqù’à quel point la loi et la constitution anglaises ont-elles eu pour but d’établir ce genre de propriété absolue, qui autorise le seigneur du sol à traiter les cultivateurs du sol comme des étrangers et à les chasser de son territoire, sous prétexte « de disposer de son bien comme il l’entend » ? c’est là une question que je n’ai pas à discuter.... Cette puissance d’éviction n’est pas de la théorie pure ; elle se réalise pratiquement sur la plus grande échelle; elle est une des circonstances qui dominent les conditions de logement du travailleur agricole.... » Le dernier recensement permet de juger de l'étendue du mal; il démontre que dans les dix dernières années la destruction des maisons, malgré la demande toujours croissante d’habitations, a progressé en huit cent vingt et un districts de l’Angleterre.
En comparant l’année 1861 à l’année 1851, on trouvera qu’à part les individus forcés de résider en dehors des paroisses où ils travaillent, une population plus grande de 5 £ */0 a été resserrée dans un espace plus petit de 4 ^ 0/o--*- * Dès Mue 1® Pr0 grès de la dépopulation a atteint le but, » dit le docteur Hunter, « on obtient pour résultat un showvil'age (un village de parade), où les cottages son! réduits à un chiffre faible et où personne n'a le privilège de résider, hormis les bergers, les jardiniers, les gardes-chasse et autres gens de domesticité ordinairement bien traités par leurs bienveillants seigneurs’. Mais le sol a besoin d’être cultivé, et ses cultivateurs, loin de résider sur les domaines du propriétaire foncier, viennent d’un village ouvert, distant peut-être de trois milles, où ils ont été accueillis après la destruction de leurs cottages. Là où cette destruction se prépare, l’aspect misérable des cottages ne laisse pas de doute sur le
1. Pour faire comprendre la suite de la cita', ion, nous remarquerons qu’en appelle dose villages (villages fermés) ceux qui ont pour propriétaires un ou deux gros seigneurs terriens, cl open villages (villages ouverts) ceux dont le sol est téparti entre plusieurs propriétaires. C’est dans ces derniers que de. spéculateurs en bâtiments peuvent construire des coltages-el des maisons.
2. Un village de ce genre présente un assez bon aspect, mai' il n'a pas plus de réalité que ceux que Catherine II vit dan ; son voyage en Crimée. Dans ces derniers temps le berger a été banni lui aussi, de ces show-viilages. A Market Harborough, par exemple, il y a une bergerie d’environ cinq-cents acres, où le travail d’un seul homme suffit. Pour lui épargner des marches inutiles à travers ces vastes plaines, ces beaux pâturages de Leicester et de NorlbamptUon on avait ménagé a.: berger une chambre dans la métairie. Maintenant on lui palun shilling de plus, pour qu’il loue un domicile a une grande distance, dans un village ouvert.
destin auquel ils sont condamnés. On les trouve us es degrés naturels de délabrement. Tant que. le bâument tient debout, lo travailler est admis à
S T' ? Ü «Auvent bien content do
d?ne bo f„; 7 ‘"T “ 'Ui faul> '"«'«*> I® prix
a une bonne demeure. Jamais de réparations <|L.
E" SOrtCT- \ Part celles que peu. f.iJÎ ï pî “J*
inh* r ri tLa blC0.qUC devient-elle à la lin tout à fut n habitable, ce n est qu’un collage détruit de nln • et autant de moins à‘ payer à !&' ïft des pauvres. Tandis que les grands pn.pnéiaires s affranchissent a, ns, de la taxe en dé .enplant îes terres qui leur appartiennent, les travailleurs chasses par eux, sont accueillis par la localité ouverte ou la petite ville la plus proche; la plus proche ai je dit, mats ce « plus proche » peut sigujlier une distance de trois ou quatre milles de la ferme où le travailleur va peiner Ions les jours. Outre la besogne qu'il fait journellement pour gagner smi pain quotidien, il lui faut encore parcourir l'espace, de six à huit milles, et cela n’est compté pour rien. Tout travail agricole accompli par ta femme et ses enfants subit les memes circonstances aggravantes. Et ce n esl pas là le seul mal que lui cause l’éloignement de son domicile, de son champ de travail: des spéculateurs achètent, dans les localités ouvertes, des lambeaux de Icnain qu’ils couvrent de tanières de toule espèce, élevées au meilleur marché possible, entassées les unes sur les autres. Et c’est dans ces ignobles trous qui, même en pleine campagne, partagent les pires inconvénients des plus mauvaises habitations urbaines, que croupissent les ouvriers agricoles anglais'....» D’autre part, il ne faut pas s’imaginer que l'ouvrier qui demeure sur le terrain qu’il cultive y trouve le logement que mérite sa vie laborieuse. Même sur les domaines princiers son collage est souvent des plus misérables. Combien de propriélai-
1 . « Les maisons des ouvriers (dans les localités ouvertes et naturellement toujours encombrées; sont ; oir l'urdlfaire bâtie ; par rangées, le derrière sur la limite e.M. me du lambeau de terrain que le spéculateur appelle sien. I.’sir et la lumière n’y peuvent donc pénétrer que sur le devant. ■■ 'U' Huniers /!•port I c., p. 136.) Très souvent le vendeur de lucre oui épia*, du village est loueur de maisons. Dans ce cas pagne trouve en lui un second maître a cdle du fermier. Il lu. faut être en même temps son locataire et -a
10 shillings par semaine, moins une renU* de * .i* • • i
i a er chaque année, .1 est obligé d’ach ter le peu consomme de U.c. de sucre, de arme, d« , - ” ■ ^ et de bière, au prix qu’il prend fantaisie •- b>, i T r le mander • (I. c., p- 131>. Ces loeantes ouvertes Krmen. en r-.» |ité les - colonies pénitentiaires - du agr.cole ». -
glais. Un grand nombre de ces cott.te* . - • <'** 1 logements disponibles où passent to p”'.-) vH*o»<» Je. L’homme des champs et sa famd e.
les plus répugnantes avaient souvent e»
une intégrité de caractère vraiment etonoante^^ ^
ici loul à fait. Il est de mo e jJesVpf^/» de» -.p>
volée de lever pharisaïquement les ^ujres ** culateurs en cottages, des pe P J sans leurs • vll;ouvertes. Us savent pourtant fort I >> ^ peines
eus fermés • et sans leurs « B Jes petits propriétaires
ouvertes ne pourrarem eiister ^ ouvriers au
Mes Villages ouvort, la plu* * £ dçs domaii.es
5ol serait contrainte e Le système des villages
où ils "•qava'1 2‘e.n;e;m^. existe dans toutes les provinces du dans l’est de l'Angleterre.
âpa
res
des
„ntau’une ctable est assez bonne pour nflSuvHères, et qui ne dédaignent pas de • location le plus d argent possible*!
Unr bien c’est une cabane en ruines avec une seule r b ambre à coucher, sans foyer, sans latrines, sans fenêtres, sans autre conduit d’eau que le fosse, sans iardin —et le travailleur est sans défense contre ces iniquités. Nos lois de police sanitaire (les Nuisances Removaî Acts) sont en outre lettre morte. Leur exécution est confiée précisément aux propriétaires qui louent des bouges de cette espèce.... On ne doit pas se laisser éblouir par quelques exceptions et perdre de vue la prédominance écrasante de ces faits qui sont l'opprobre de la civilisation anglaise. L’état des choses doit être en réalité épouvantable, puisque, malgré la monstruosité évidente des logements actuels, des observateurs compétents sont tous arrivés au même résultat sur ce point, savoir, que leur insuffisance numérique constitue un mal infiniment plus grave encore. Depuis nombre d années, non-seulement les hommes qui font surtout cas de la santé, mais tous ceux qui tiennent à la décence et à la moralité de la vie, voyaient avec le chagrin le plus profond l’encombrement des habitations des ouvriers agricoles. Les rapporteurs chargés d’étudier la propagation des maladies épidémiques dans les districts ruraux n’ont jamais cessé, en phrases si uniformes qu’elles semblent stéréotypées, de dénoncer cet encombrement comme une des causes qui rendent vaine toute tentative faite pour arrêter la marche d’une épidémie une fois qu’elle est déclarée. Et mille et mille fois on a eu la preuve que, malgré l’influence favorable de la vie champêtre sur la santé, l’agglomération qui active à un si haut degré la propagation des maladies contagieuses ne contribue pas moins à faire naître les maladies ordinaires. Et les hommes qui ont dénoncé cet état de choses n’ont pas passé sous silence un mal plus grand. Alors même que leur tâche se bornait à examiner le côté sanitaire, ils se sont vus presque forcés d aborder aussi les autres côtés de la question en démontrant par le fait que des adultes des deux sexes, mariés et non mariés, se trouvent très-souvent entassés pèle mêle (huddled) dans des chambres a coucher étroites. Ils ont fait naître la conviction que, dans de semblables circonstances, tous les sentiments de pudeur et de décence sont offensés üe la iaçon la plus grossière, et que toute moralité
est nécessairement étouffée'.... On peut voir, par exemple, dans l’appendice de mon dernier rapport, un cas mentionné par le docteur Ord, à propos de la fièvre qui avait ravagé Wing, dans le Buckinghamshire. Un jeune homme'y arriva de Wingrave avc6 la fièvre. Les premiers jours de sa maladie il couche dans une même chambre avec neuf autres individus. Quelques semaines après, cinq d’entre eux furent pris de la même fièvre et un en mourut 1 Vers la même époque, le docteur Harvey, de l’hôpital Saint- Georges, à propos de sa visite à Wing pendant l’épidémie, me cita des faits pareils : « Une jeune femme « malade de la fièvre couchait la nuit dans la même « chambre que son père, sa mère, son enfant illé— « gitime, deux jeunes hommes, ses frères, et ses « deux sœurs chacune avec un bâtard, en tout dix « personnes. Quelques semaines auparavant, treize « enfants couchaient dans ce même local2. »
Le docteur Hunter visita 5375 cottages de travailleurs ruraux, non-seulement dans les districts purement agricoles, mais dans toutes les parties de l’Angleterre. Sur ce nombre 2195 contenaient une seule chambre à coucher (formant souvent toute l’habitation); 2930 en contenaient deux et 250 plus de deux. Voici quelques échantillons pris parmi une douzaine de ces comtés.
1) Bedfordshire.
Wresllingworth : Chambre à coucher d’environ douze pieds de long sur dix de large, et il y en a beaucoup de plus petites. L’étroite cabane, d’un seul étage, est souvent partagée, au moyen de planches, en deux chambres à coucher; il y a quelquefois un lit dans une cuisine ' haute de cinq pieds six pouces. Loyer : 3 1. st. par an. Il faut que les locataires construisent eux-mêmes leurs lieux d’aisance, le propriétaire ne leur fournissant que le trou. Dès que l’un d’eux a construit ses latrines, elles servent à tout le voisinage. Une maison du nom de Richardson était une vraie merveille. Ses murs de mortier ballonnaient comme une crinoline qui fait la révérence. A une extrémité, le pignon était convexe, à l’autre concave. De ce côté-là se dressait une malheureuse cheminée, espèce de tuyau recourbé, fait de bois et de terre glaise, pareil à une trompe d’éléphant; pour l’empêcher de tomber on l’avait appuyée à un fort bâton. Les portes et les fenêtres étaient en losange. Sur dix-sept maisons visitées, quatre seulement avaient plus d’une
directement ou* ind^ccirm (f®rmior ou Propriétaire) s’enrich mo qu’il „.li0 ,n 'l'nv au m°yen du travail d’un hor
ensuite au pauvre d.uhlo^ ou bTiv ^te ’t UndiS qU’il eXt°rq' (le maisons qui ne seraientVV^rlXuTrma th^ si vra. que leur prix artificiel est maintenu par le pouvoir au
^tXr^ ded,r* : ‘ Pr°-ndS ma mai,onou falsPtonpaqut et cherche de quoi vivre ou tu voudras, sans le moindre ce tificat s'gné de moi... » Si un homme désire améliorer sa p sur ,mBtK er l?vaüler dans une carrière, ou poser des rai « Tràvsin«min de fer> 1Vnê[ne P°uv°ir est là qui lui crie
« jours Prensr."101 \ bas prix’ ou décamPe dans les h u
* un nB„Pi "d ton cochon avec toi, si tu en as un, et réfléch
• Mincie Doi^U64tU feras . des Pommes de terre qui sont < taire, (0tt le fermi» t0n iard'“- * Dans les cas oè le propri
i""s son ,mérêt> « eii8* «« w
D' Hunter, l. “jï da c® «Hi’on a déserté aon service.
1. « Le spectacle de jeunes couples mariés n’a rien de bien édifiant pour des frères et sœurs adultes, qui couchent dans la même chambre, et, bien qu’on ne puisse enregistrer ces sortes d’exemples, il y a suffisamment de faits pour justifier la remarque que de grandes souffrances et souvent la mort sont le lot des femmes qui se rendent coupables d’inceste. » (Dr .Hunter, 1. c., p. 137.) Un employé de police rurale, qui a fonctionné pendant de longues années comme détective dans les plus mauvais quartiers de Londres , s’exprime ainsi sur le compte des jeunes filles de son village : « Leur grossière immoralité dans l’àgo le plus tendre, leur effronterie et leur impudeur, dépassent tout ce que j’ai vu de pire à Londres, pen an tout le temps de mon service... Jeunes gens et jeunes filles adultes, pères et mères, tout cela vit comme des porcs et couche ensemble dans la même chambre. * (L/uW. Itmpi. Comm. Sixth Report. London, 1867. Âppendex, p. 77, n* 155)-
2. Public Health. Sevcnlh Report. London, 1860, p. 9—1», prt.vÿim.