CHAPITRE XXV
chambre à coucher et ces quatre étaient encombrées. Les cottages à une seule chambre abritaient tantôt trois adultes et trois enfants, tantôt un couple marié, avec six enfants, etc.
Dunlon : Loyers très-élcvés, do 4 à 5 1. st. par an. Salaire des hommes : 10 sh. par semaino. Ils espèrent que le travail domestiquo (tressage de la paille) leur permettra de payer cette somme. Plus le loyer est élevé, plus il faut être en nombre pour pouvoir l’acquitter. Six adultes qui occupent avec quatre enfants une chambre à coucher paient un loyer de 3 1. st. 10 sh. La maison louée le meilleur marché, longue de quinze pieds et large de dix à l’extérieur, se paie 3 1. st. Une seule des quatorze maisons visitées avait deux chambres- à coucher. Un peu avant le village se trouve une maison dont les murs extérieurs sont souillés d’ordures par les habitants; la putréfaction a enlevé cinq pouces du bas de la porte ; une seule ouverture, ménagée ingénieusement le soir au moyen de quelques tuiles poussées du dedans au dehors, et couverte avec un lambeau de natte. Eà, sans meubles, étaient entassés trois adultes et cinq enfants. Dunlon n’est pas pire que le reste de la Biggleswude Union.
2) Berkshire.
Beenham : En juin 1864, un homme demeurait dans un cot (cottage à un seul étage), avec sa femme et quatre enfants. Une de ses filles, atteinte do la fièvre scarlatine et obligée de quitter son emploi, arrive chez lui. Elle meurt. Un enfant tombe malade et meurt également. La mère et un autre enfant étaient atteints du typhus, lorsque le docteur Hunter fut appelé. Lo père et un deuxième enfant couchaient au dehors ; mais, ce qui montre combien il est difficile de localiser l’infection, le linge do cette famille avait été jeté là, sur le marché encombré du misérable village, en attendant le blanchissage. — Loyer de la maison de II. 1 sh. par semaine ; dans l’unique chambre à coucher, un couple et six enfants. Une autre maison, louée 8 d. (par semaine), 14 pieds 6 pouces de long, 7 pieds de large ; cuisine 6 pieds de haut; la chambre à coucher sans fenêtre, sans foyer, sans porte ni ouverture, 6i ce n’est vers le couloir, pas de jardin. Un homme y demeurait, il y a peu de temps, avec deux filles adultes et un fils adolescent; le père et le fils couchaient dans le lit, les jeunes filles dans le couloir. A l’époque où elles habitaient là, elles avaient chacune un enfant; seulement l’une d’elles était allée faire ses couches au Workhouse et était revenue ensuite.
, 3) Buckinghamshire.
Trente cottages, sur mille acres de terrain, contiennent de cent trente à cent quarante personnes environ. La paroisse de Bradenham comprend une superficie de mille acres ; elle avait, en 1851 , trente-six maisons et une population de quatrevingt -quatre hommes et cinquante-quatre femmes. En 1861, cette inégalité entre les 6exes n’existait plus; les personnes du sexe masculin étaient au nombre de quatre-vingt-dix-huit et celles du sexe féminin de quatre-vingt-dix-sept, donnant une augmentation de quatorze hommes et de trente-trois femmes en dix ans. Mais il y avait une maison de moins.
Il inslow : Une grande partie de ce village a été nouvellement bâtie dans 1e grand style. Les maisons y paraissent être très-recherchées, car de misérables huttes sont louées 1 sh. et 1 sh. 3 d. par semaine. 1
Il «ter Eaton .-Ici les propriétaires, s apercevant i
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^ l10u! ccnt des maisons existantes, lin j vro ouvrier qui avait à fairu près de. quatre mil-1 les pour se rendre à 80„ travail, e\ auquel dÜj dait s il no pourrait pas trouver un logement plus' rapproche, répondu : « Non, c’est nnpossilj „
Tinhr s End; pri-s do Winnlow : Un« Sinnlin à coucher dans laquelle se trouvaient quatre adultes et quatre enfants avait 11 pieds de long, 9 de large et 6 pieds 5 pouces do haut dans rendrait h, plus elevé. Une antre, longue do 1 1 pieds 5 pouces, large de 9 et haute de 5 pieds 10 ponces, abritait dix personnes. Chacune de ces lamilles avait moins de place qu’il n’en est accordé à un galérien. Pas une seule maison n’avait plus d’une chambre à coucher, pas une seule une porte do derrière; de l’eau très-rarement; lu loyer de 1 sh. 4 d. à 2 sh. par semaine. Sur seize maisons visitées, il n’y avait qu’un seul homme qui gagnât, par semaine, 10 sh. La quantité d’air pour chaque personne, dans les cas ci-dessus, correspond à celle qui lui reviendrait, si on l’enfermait la nuit dans une hoilu de quatre pieds cubes. Il est vrai que les anciennes masures laissent pénétrer l’air par différentes voies.
4) Cambridgeshire.
Gamblingay appartient à divers propriétaires. On ne trouverait nulle part des cote plus misérables et plus délabrés. Grand tressage do paille. Il y règne une langueur mortelle et une résignation absolue à vivre dans la fange. L’abandon dans lequel su trouve le centre du village devient une torture à ses extrémités nord et sud. où les maisons tombent morceau par morceau on pourriture. Les proprietaires absentéistes saignent à blanc les malheureux locataires; les loyers sont très-élevés; huit à neul personnes sont entassées dans une seule charnbie à couchor. Dans deux cas, six adultes chacun avec d’eux ou trois enfants, dans une petite chambre.
5) Essex : Dans ce comté, un grand nombre de paroisses voient diminuer à la fois les cottages et les personnes. Dans vingt-deux paroisses, cependant la destruction des maisons n a pas arrête 1 accroissement de la population, ni produit, comme partout ailleurs, l’expulsion -qu'on appelle . 1 émigration vers les villes. » A Fmgnnghœ, une paroisse de 3443 acres, .1 y avait 146 miiBon» tn IW . «
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14 llnerèfordshire ; Ce petit comté a plus souffert , « l’esprit d’éviction » que n’importe quel autre en Angleterre. A Madby les cottages, bondés de locataires, presque tous avec deux chambres à coucher appartiennent pour la plus grande partie aux fermiers. Ils les louent facilement 3 ou 4 liv. st. par an à des gens qu’ils paient, eux, 9 sh. la
semaine!
7) IIuMingdonshire
Hartford avait, en 1851,87 maisons ; peu de temps après, 19 cottages furent abattus dans cette petite paroisse de 1720 acres. Chiffre de la population en 1831 : 452; en 1852: 832, et en 1861 : 341. Visité quatorze cots dont chacun avec une seule chambre à coucher. Dans l’un un couple marié, trois (ils et une fille adultes, quatre enfants, dix en tout; dans une autre, trois adultes et six enfants. Une de ces chambres, dans laquelle couchaient huit personnes, mesurait 12 pieds 10 pouces de long sur 1 2 pieds 2 pouces de large et 6 pieds 9 pouces de haut. En comptant les saillies, cela faisait 1 30 pieds cubes par tête. Dans les quatorze chambres, trentequatre adultes et trente-trois enfants. Ces cottages Boni rarement pourvus de jardinets, mais nombre d’habitants peuvent louer de petits lopins de terre, à 10 ou 12 sh. par rood (environ 17 pieds). Ces lots sont éloignés des maisons, lesquelles n’ont point de lieux d’aisance. Il faut donc que la famille se rende à son terrain pour y déposer ses excréments, ou qu’elle en remplisse le tiroir d’une armoire. Car cela se fait ici, sauf votre respect. Dès que le tiroir est plein, on l'enlève pour le vider là où on en peut utiliser le contenu. Au Japon, les choses se font plus proprement.
8) Liitcolnshire.
Langioffi : Un homme habite ici dans la maison de Wright avec sa femme, sa mère et cinq enfants. La maison se compose d’une cuisine, d’une chambre à coucher au-dessus ot d’un évier. Les deux premières pièces ont 1 2 pieds 2 pouces de long, 9 pieds 5 pouces de large; la superficie entière a 21 pieds 3 pouces de longueur sur 9 pieds 5 pouces de largeur. La chambre à coucher est une mansarde dont les «nuis se rejoignent en pain de sucre vers le toit, avec une ucarne sur le devant. Pourquoi demeureici . cause du jardin? il est imperceptible. A cause du bon marché? le loyer est cher, 1 sh 3 d. par semaine. Lst-il près de son travail? non, à six milles de distance, en sorte qu’il fait chaque jour un voyage de douze milles (aller et retour). U demeure ici parce que ce cot était à louer et qu’il voulait avoir un cot pour lui tout seul, n’importe où, à quelque
prix que ce fût et dans n’importe quelles conditions.
avl°1/ la 1atistlT’e de douze maisons de Langtofft
et trenioZe- C “Uîlbres à toucher> trente-huit adultes 1 lrente-six enfants:
13 MAISONS A I.ANOTOITT.
9) Kent.
Kcnnington était fâcheusement surchargé de population en 1859, quand la diphthérite fit son apparition et que le chirurgien de la paroisse organisa une enquête officielle sur la situation de la classe pauvre. Il trouva que dans cette localité, où il y a toujours beaucoup de travail, nombre de cots avaient été détruits sans être remplacés par de nouveaux. Dans un district se trouvaient quatre maisons surnommées les cages (birdcages); chacune d’elle avait quatre compartiments avec les dimensions suivantes, en pieds et en pouces :
Cuisine U. 5 x 8.U x 6.6
Evier 8.6 X 4. 6 x 6.6
Chambre à coucher... 8 5 x 5.10 x 6 3 Chambre à coucher... 8.3 x 8. 4 x 6.3
1 0) Northamptonshire.
Brenworlh , Pickford et Floore : Dans ces villages une trentaine d'hommes, sans travail l’hiver, battent le pavé. Les fermiers ne font pas toujours suffisamment labourer les terres à blé ou à racines, et le propriétaire a- jugé bon de réduire toutes ses fermes à deux ou trois. De là manque d’occupation. Tandis que d’un côté du fossé la terre semble appeler le travail, de l’autre, les travailleurs frustrés jettent sur elle des regards d’envie. Exténués de travail l’été et mourant presque de faim l’hiver, rien d’étonnant s’ils disent dans leur patois que « the parson and gentlefolks seem frit to death at them >» (que v le curé et les nobles semblent s’être donné le mot pour les faire mourir»).
A Floore on a trouvé, dans des chambres à coucher de la plus petite dimension des couples avec quatre, cinq, six enfants, ou bien trois adultes avec cinq enfants, ou bien encore un couple avec le grandpère et six malades de la fièvre scarlatine, etc. Dans deux maisons de deux chambres, deux familles de huit et neuf adultes chacune.
1 1) Wiltshire.
Stratton : Visité trente et une maisons, huit avec une seule chambre à coucher; Pentill dans la même paroisse. Un cot, loué 1 sh. 3 d. par semaine à quatre adultes et quatre enfants, n’avait, sauf les murailles, rien de bon, depuis le plancher carrelé de pierres grossièrement taillées jusqu’à la toituro de paille pourrie.
12) Worcestershire. La destruction des maisons n a pas été auss-i considérable; cependant, de
à 1861, le personnel s’est augmenté par maison e 4.2 individus à 4.6.
Ici beaucoup de cots et fermiers déclarent que les
Badsey.
Quelques
de jardins, cots sont « a