CHAPITRE XXXIII
— la résistance à l’établissement du capital chez elles. « Là où la terre ne coûte presque rien et où tous les hommes sont libres, chacun pouvant acquérir à volonté un morceau de terrain, uon-seulcment le travail est très-cher, considérée la part qui revient au travailleur dans le produit de son travail, mais la difficulté est d’obtenir à n’importe quel prix du travail combiné*. »
Comme dans les colonies le travailleur n’est pas encore divorcé d’avec les conditions matérielles du travail, ni d’avec leur souche, le sol — ou ne l’est que çà et là, ou enfin sur une échelle trop restreinte
— l’agriculture ne s’y trouve pas non plus séparée d’avec la manufacture, ni l’industrie domestique des campagnes détruite, et alors où trouver pour le capital le marché intérieur?
« Aucune partie de la population de l’Amérique n’est exclusivement agricole, sauf les esclavos et leurs maîtres qui combinent travail et capital pour de grandes entreprises. Les Américains libres qui cultivent le sol se livrent en môme temps à beaucoup d’autres occupations. Ils confectionnent euxmêmes ordinairement une partie des meubles et des instruments dont ils font usage. Ils construisent souvent leurs propres maisons et portent le produit de leur industrie aux marchés les plus éloignes. Ils filent et tissent, ils fabriquent le savon et la chandelle, les souliers et les vêtements nécessaires à leur consommation. En Amérique, le forgeron, le boutiquier, le menuisier, etc., sont souvent en meme temps cultivateurs ». » Quel champ de tels drôles laissent-ils au capitaliste pour pratiquer son abs
tlûLaCselrême beauté de la production capitaliste consiste en ceci, que non -seulement die reprodui constamment le salarié comme salané maisque proportionnellement à l’accumulation du capital, Slle fait toujours naître des salariés surnuméraire^ La loi de l’offre et la demande de travail est ain maintenue dans l’ornière convenable, les 0SClllaj!° du salaire se meuvent entre les limites I les plus favorables à l’exploitation, et enfin la subordination s. indispensable du travailleur au capitaliste est ga rantie • ce rapport de dépendance absolue qu en
Europe l’économiste menteur travestit en le decoran
emphatiquement du nom de libre contrat en jd-u marchands également indépendants, 1 un alienan
SlrcwiS.
tal, il se produise un surnumcrarial de travailleurs 1 Tel salarié d'aujourd’hui devient demain artisan ou cultivateur indépendant. Il disparaît du marché du travail, mais non pour reparaître au Workhouse. Eette métamorphose incessante de salariés on producteurs libres travaillant pour leur propre compte et non pour celui du capital, et s’enrichissant au lieu d’enrichir M. le capitaliste, réagit d’une manière funeste sur l’état du marché et parlant sur le taux du salaire. Non seulement le degré d’exploitation reste outrageusement bas, mais le salarié perd encore, avec la dépendance réelle, tout sentiment de sujétion vis-à-vis du capitaliste. l)o là tous les inconvénients dont notre excellent Wakolield nous fait la peinture avec autant d'émotion que d’éloqucncc.
« L’offre de travail salarié, dit-il, n’est ni constante, ni régulière, ni suffisante. Elle est toujours non-seulement trop faible, mais encore incertaine'.. . Bien que le produit à partager entre le capitaliste et le travailleur soit considérable, celui-ci en prend une portion si largo qu’il devient, bientôt capitaliste-. Par contre, il n’y en a qu'un petit nombre qui puissent accumuler do grandes richesses, lors même que la durée do leur vie dépasse de beaucoup la moyenne1. *> Les travailleurs ne permettent absolument point au capitaliste, de renoncer au payement de la plus grande partie de leur travail. Et
lors même qu’il al’exccUcntc idée d'importer d’Europe
avec son propre capital scs propres salariés, cela ne lui sert de rien. « Ils cessent bientôt, d être <b s salariés pour devenir des paysans indépendants, ou même pour faire concurrence à leurs anciens patrons en leur enlevant sur le marche, les bras qm viennent s’offrir1. » Peut-on s'imaginer rtc. « « plus révoltant? Le brave capitaliste a d Europe au prix de son cher argent ses , «• près concurrents en chair et en w! «jJ Vc plaîg»1*
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