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venait pas seulement, de 1 élévation de 1 impôt, mais aussi de la substitution de sa forme monétaire à sa forme naturelle’. En Asie, la rente foncière constitue l’élément principal des impôts et se paye en nature. Cette forme de la rente, qui repose là sur des rapports de production stationnaires, entretient par contre-coup l’ancien mode de production. C’est un des secrets de la conservation de l'empire turc. Que le libre commerce, octroyé par l’Europe au japon, amène dans ce pays la conversion de la rente-nature en rente-argent, et c en est fait de son agriculture modèle soumise à des conditions économiques trop étroites pour résister a une telle révolution.
Il s'établit dans chaque pays certains termes généraux où les payemenls se font sur une grande échelle. Si quelques-uns de ces termes sont de pure convention, ils reposent en général sur les mouvements périodiques et circulatoires de la reproduction liés aux changements périodiques des saisons, etc. Ces termes généraux règlent également l’époque des payements qui ne résultent pas directement de la circulation des marchandises, tels que ceux de la rente, du loyer, des impôts, etc. La quantité de monnaie qu’exigent à certains jours de l’année ces payements disséminés sur toute la périphérie d’un pays occasionne des perturbations périodiques, mais tout à fait superficielles *.
Il résulte de la loi sur la vitesse du cours des moyens de payement, que pour tous les payements périodiques, quelle que soit leur source, la masse des moyens de payement nécessaire est en raison inverse de la longueur des périodes 5.
1. « L’argent est devenu le bourreau de toutes choses. » — « La finance est l’alambic qui a fait évaporer une quantité effroyable de biens et de denrées pour faire ce fatal précis. — L’argent déclare la guerre à tout le genre humain. • (Boisguillebert, Dissertation sur la nature des richesses, de l'argent et des tributs, édit. Daire; Économistes financiers, Paris, 1843, p. 413, 417, 419.)
2. « Le lundi de la Pentecôte 1824, raconte M. Kraig à la commission d’enquête parlementaire de 1826, il y eut une demande si considérable de billets de banque à Edimbourg, qu’à onze heures du matin nous n’en avions pins un seul dans notre portefeuille. Nous en envoyâmes chercher dans toutes les banques, les unes après les autres, sans pouvoir en obtenir, et beaucoup d’alfaircs ne purent être conclues que sur des morceaux de papier. A trois heures de l’après-midi, cependant tous les billets étaient do retour aux banques d’où ils étaient partis ; ils n’avaient fait que changer de mains. « Bien que la circulation effective moyenne des billets de banque en Écosse n’atteigne pas trois millions de livres sterling, il arrive cependant qu’à certains termes de payement dans l’année, tous les billets qui se trouvent entre les mains des banquiers, à peu près sept millions de livres sterling, sont appelés à l’activité.
• Dans les circonstances de ce genre, les billets n’ont qu’une soûle fonction à remplir, et dès qu’ils s’en sont acquittés, ils reviennent aux différentes banques qui les ont émis. » (John Fui laiton, llegulation uf Curreneits, 2* éd., London 1845 p. 86, note.) Pour faire comprendre ce qui précède il est bon d ajouter qu'au temps de Fullarlon les banques d'Écosse donnaient centre les dépôts, non des chèques, mais des billets.
3. • Dans un cas où il faudrait 40 millions par an, les mêmes 6 millions (eu or) pou riaient -ils suffire aux circulations et aux évolutions commerciales? ■ — b Oui, répond Pelty avec sa supériorité habituelle, si les évolutions se font dans des cercles i approchés, chaque semaine par exemple, comme cola a lieu pour les pauvres ouvriers et artisans qui reçoivent et payent tous les samedis, alors 40/52 de 1 million en. monnaie, permettront d'atteindre le but. Si les cercles d’évolution sont