‹ Le capital T. 1Chapitre 42 sur 357 · Uiamt uuo chose* e' i T 1 ■ p. Ô'i · texte numérisé non relu

Uiamt uuo chose* e' i T 1 ■ p. Ô'i

soiim.e emi.leyOo à 1'°U‘ olrV vei"1111* ensuite, la

M’est JM ftOl|i»M«paur«u«vananàl0l.mAnnaie si cll°

peur vendue, a0CJJae ^ dJw dé

Dans la forme M— A-M , la même pièce de | monnaie change deux fois de place. Le vendeur I la reçoit de l' acheteur et la fait passer à un autre i vendeur. Le mouvement commence par une recette | d’argent pour marchandise et finit par une livraison d’argent pour marchandise. Le contraire a lieu dans la forme A— M— A. Ce n’est pas la même pièce de monnaie, mais la meme marchandise qui change ici deux fois de place. L acheteur la reçoit ! de la main du vendeur et la transmet à un autre j acheteur. De même que dans la circulation simple i le changement de place par deux fois de la même pièce de monnaie a pour résultat son passage définitif d’une main dans l'autre, de même ici le changement de place par deux fois de la même marchandise a pour résultat le reflux de l’argent à son premier point de départ.

Le reflux de l’argent à son point de départ ne dépend pas de ce que la marchandise est vendue plus cher qu’elle n’a été achetée. Cette circonstance n’influe que sur la grandeur de la somme qui revient. Le phénomène du reflux lui-même a lieu dès que la marchandise achetée est de nouveau vendue, c’est-à-dire dès que le cercle A — M — Aest complètement décrit. C’est là une différence palpable entre la circulai ion de l’argent comme capital et sa circulation comme simple monnaie.

Le cercle M — A — M est complètement parcouru dès que la vente d’une marchandise apporte de l’argent que remporte l’achat d’une autre marchandise. Si néanmoins un reflux d’argent a lieu ensuite, ce ne peut être que parce que le parcours tout entier du cercle est de nouveau décrit. Si je vends un quart de froment pour 3 1. st. et que j’achète des habits avec cct argent, les 3 1. st. sont pour moi définitivement dépensées. Elles ne me regardent plus ; le marchand d’habits les a dans sa poche. J’ai beau vendre un second quart de froment, l’argent que je reçois ne provient pas de la première transaction, mais de son renouvellement, il s’éloigne encore de moi si je mène à terme la seconde transaction et que j’achète de nouveau. Dans la circulation M — A — M, la dépense de l’argent n’a donc rien de commun avec son retour. C’est tout le contraire dans la circulation A — M — A. Là, si l’argent ne reflue pas, l’opération est manquée; le mouvement est interrompu ou inachevé, parce que sa seconde phase, c’est-à-dire la vente qui complète- l’achat, lait défaut.

LeceicleM — A— M a pour point initial une marchandise et pour point final une autre marchandise qui ne circule plus et tombe dans la consommation. La satisfaction d’un besoin, une valeur d’usage, tel est donc son but définitif. Le cercle A— M— A, au contraire, a pour point de départ, l’argent et y revient; son motif, son but déterminant est donc la valeur d'échange.

Dans la circulation simple, les deux termes ext treilles ont la même forme économique; ils sont tous deux marchandise. Ils sont aussi des marchandises de même valeur. Mais ils sont en même

pensée. » (James Steuart ; IForfc*, rtc-, 'dited by General Si"

J amen Me ton , tond., 1801, v. I, p, îï*.) .

Page 1