REPRÉSENTATION DC CAPITOLE- 9Î
le XIII' siècle; pour tes époques suivantes, on en possède plusieurs. La première est celle qui figure sur le sceau de Louis de
délia Porta. Cependant les
1 Louve avec les Jumeaui « luire, le icite de Cïcéron. cité Jtait les Jumeaux. Les deux
Rome. i854, p. 4]. attribue les jumeaux à Gii
médaillCB antiques représentent le plus sciuvi
tournant la tétc comme pour les contempler.
plus loin, montre que la Louve du Capitule
médailles reproduites ci-contre sont, l'une
fort ancienne, car elle fut frappée au temps
oii les Romains s'élabliretit en Campanie.
l'autre relativement moderne, car elle date
do la fin de l'empire. Sur toutes deux figU'
rent Romulus et Rémus. L'encolure de la
Louve est courbée pour épouser la forme
de la médaille e( pour éviter la ligne droite
que présente le bronze et qui est, en eftel.
un peu dure. Parfois la Louve est seule.
dans une attitude menaçante, par exemple
sur les deniers de Publius Latrienus (Hel-
BIG, 61a Cf. Babelos, Monnaies dt la République romMne. Paris, i885). D'aucuns pensent que la Louve du Capitolc est la même
qui s'y trouvait dans l'antiquité et qui fut
frappée de la foudre l'an 65 avant notre
ère. au moment de la conjuration de Catï-
lina, ce dont Cicéron tira grand profil.
• Complvres fn CapiloUo res de ctelo esse
fercussas.... Taclus est tliam Ulequthanc Urbem condUil, Romulas quem inanratum
in Cafltotto farrum alque lacldniem ubtri-
fus lupinis inhtanlem fuisse meminislis. ■
CicÊRON, Calilinairt, VH, cap. v:ii. Cf. Dion
CassiVe, liv. xxxvEi, cap. iS. Salluste, Ch-
litina, xjix.Cf- NiBnt, LSi. et MoNTA(iNA.-ji,
p. i36, qui assure que la Louve fut frappée
de la foudre a la mort de César, d'après
Tite-Livel La jambe droite de derrière de la
Louve capitoline porte, en effet, des trace»
évidentes de feu, mais comme elle a été
robjel de nombreuses réparations, et que "^"""'
certaines parties ont élé soudées a une très
haute température, ainsi que le montre la nature di
tracos soient simplement le résultat d'une de ces rcloucncs, en sorte
bien difficile de décider si Nibby et De Brosses ont eu raison de
sur cette singulière rencontre qui a ramené en son premier lieu le vieux
symbole de la patrie romaine. Vers le x* siècle, la Louve se trouvait au
Lalran. devant le siège des • indices palaltM >. Un dessin que Tommasini a
reproduit dans son édition de InfcssurA, pi. 111, et qui est du milieu du
lï* siècle, représente une scène de torture qui se passa devant la Louv
en 143B. ■ Cesser Nicola }o appeso nelT ormo JelU plagia di Sinlo Joannl. ;
Cupocclola et Garofato U foro moite le nuno ritte. et pol joro arsi nelU dill-i
piatii, e le dille mani JuTO cMayeltate accanlo alla lopa de métallo, in quetto
muro. corne délie predUte cose si vede la memoria penta corne s'entra ta ecclesia
de Sanio Jannt ad mano rllta su ai alto. • Infessur.i. éd. Tommasini, p, 3a
Cf. Paolo dello .Mastro, Diar. : ■ Et le U degano esscr Uglljte ta mano rltla
Fig, r7. — La Louve
le antique.
ic peut que c
Bavière* et date de l'année i328. Le palais sénatorial est flanqué de deux tours et l'on y voit l'escalier sur lequel les magistrats se tenaient quand ils assemblaient le peuple et qui servait de lieu d'exécution; la représentation étant très sommaire, le lion qui servait d'instrument de supplice n'y fig-ure pas.
Dans le Dittainondo de Fazio degli Uberti que possède la Bibliothèque Nationale sous la cote, fonds italien 8i, et qui fut écrit en 1447 par Andréa Morena de Lodi, le Capitole n'est pas indiqué *. Au contraire dans la vue de Rome peinte par Taddeo dî Bartolo sur l'une des parois de la chapelle du palais communal de Sienne, le Capitole se voit nettement avec ses deux tours et
l'escalier; seulement le peintre, voulant montrer l'arcade qui se trouvait dessous, a, par une gaucherie de perspective, représenté cet escalier accolé à la façade. Le gibet, sans doute très élevé, qui avait été construit sur le mont Caprino, semble dominer le palais '. La vue de Rome que contient le livre d'Heures du duc de Berry, que possède le musée Condé, est pour ainsi dire une réplique de ce plan, du moins en ce qui concerne le palais du Capitole *.
Le peintre Taddeo, né en i363, mourut en 1422; mais la représentation de Rome qu'il peignit à Sienne en donne l'aspect à une date fort antérieure, car il aurait travaillé, à ce que pense Stevenson, suc des données remontant au moips au siècle précédent. Dans la Cosmographia di Tolomeo (de Ptolémée), dont il existe un exemplaire à la Bibliothèque Nationale, fonds latin 4802, et un autre exemplaire à Rome, au Vatican, Cod. Urbinate 277, qui tous deux semblent avoir été écrits en 1472, se trouve une
'^•'ÊJfiji^^
Fig. 18. — Fragment du plan de Rome de Redi contenu dans le Cod. Laur. Red. 77.
e chiavellarle in quello muro dove s ta in tnezo la lopa. » Cf. Paolo Petroni qui parle, à cette occasion, de la « torre appresso alV olmo di sopra ad tina lopa di métallo che sta nella detta torre. » Voir p. 194 et suiv. ; Rohault de Fleury, Le Latran au moyen âge, p. 493,496, 498; E. Mvutz, Revue archéologique, 1876, p. 261 ; Stevenson, Scoperte di antichi edifizi al Laterano, Rome, 1877, p. 48. — I. Voir p. 72, note 4. — 2. Gio. Batta de Rossi, Fiante iconografiche di Roma, 1879. — 3. Ce plan a été plus particulièrement étudié par E. Stevenson, dans le Bullettino délia Comm. Archeologica Com. di Roma, 1881, p. 74. Il avait été signalé en i856 par Didron, dans les Annales archéologiques, p. 1, Monographie de la chapelle du palais de la République de Sienne. — 4. Muntz a traité de cette représentation de Rome dans les Antiquités de la Ville de Rome^ 1886, p. 6 et suiv.