‹ Le Capitole romain antique et moderne: La Citadelle, les temples, le Palais sénatorial, leChapitre 31 sur 88 · REPRÉSENTATION DU CAPITOLE · texte numérisé non relu

REPRÉSENTATION DU CAPITOLE

vue panoramique de Rome'. Le Capitule est représenté avec l'église S. Maria Aracœli à côté : il est flanqué des deux tours et le fribet se dresse derrière; devant l'église se voit l'escalier construit en 1348; ce qui donnerait à croire que cette représentation du Capitole est antérieure à l'époque où fut rédigé le

manuscrit et qu'elle est peut-être la copie d'un document pl«s ancien, c'est que la demeure des conservateurs qui existait déjà comme il a été dit, n'y est pas figurée. La vue panoramique peinte par Benozzo Gozzoli dans une fresque de l'église Saint- Augustin à San GemigTiano, date sûrement de 1465*, Le Capi-

[. De R0S81, ItiJ. — î. Cette fresque rcprùsenle saint Augustin quiltanl Rome. Mii.iTZ a traité de cette représentation de Rome dans le Bullelln de la SocléUdes Antiquaires Je France, 1680, et dans les Antiquités de la ville de

tole y apparaît tel que l'avaient fait les travaux accomplis par les papes du xv siècle ; un campanile d'une hauteur exag^érée le domine; de part et d'autre on voit les tours reconstruites par Nicolas V.

Le plan de Redi, qui se trouve à Florence dans la Bibliothèque Laurentiana, et qui a pour auteur Alessandro Strozzi, n'est postérieur que de quelques années; il fut dessiné en 1474 et montre le Capitole avec ses deux tours crénelées, son porche cintré, ses rares fenêtres, véritable forteresse, capable de servir de point d'appui au peuple contre l'autorité pontificale. Enfin la grande vue de Rome peinte sur toile qui se trouve actuellement au musée de Mantoue ne donne qu'une vue symbolique des palais capitolins; le palais des conservateurs y est figuré, mais celui du sénateur est divisé en deux parties, une grosse tour et des bâtiments annexes très bas, et certes il n'eut jamais cet aspect. Ce plan, qui a une grande parenté avec celui que contient la chronique imprimée à Nurenberg en 1493, dont Schedel écrivit le texte et dont Michel Wolgemut et Pleydenwulff dessinèrent les gravures, date probablement de l'année 1490, ainsi que l'ont établi de Rossi et Mûntz.

Puis viennent les représentations de Marten van Heemskerck et de Hieronymus Coclî ou Kocii faites au xvr siècle et dont il sera parlé plus tard.

• LE TABULARIUM

Dès le milieu du moyen âge, le Tabularium servait de dépôt à sel, usage auquel les parties basses de cette construction avaient peut-être été affectées dans l'antiquité*.

Il se peut que ce soit là que le tribun Cola di Rienzo ait fait enfermer le sel quand il en attribua la vente exclusive à la commune de Rome*. Ce qui est certain, c'est qu'au commencement du xv° siècle, il ser\^ait régulièrement de dépôt à sel ; cela ressort du texte de la convention conclue, le 27 octobre 1404, entre le souverain pontife et les Romains, dans laquelle il est fait abandon à ceux-ci de tout le sel qui s'y trouvait, à la réser\'e de

I. Gregorovius, III, 400, note 9. En i36o, Innocent VI fit don du Tabularium aux chanoines de l'église SS. Sergio e Bacco, voisine du Capitole, et depuis détruite. « Quoddam casalenum quod dicitur Cameliana {Cancellaria, voir sur cette dénomination ce qui est dit ci-après) ipsius ecclesie positum rétro dictant ecclesiam cui ab uno latere est palatium Capitolii... ab alio est. via publica que dicitur Faba Tosta. » Lanciani, Storia degli Scavi^ p. 39. Cf. Jordan, Topogr., II, 458. Cf. p. 22. — 2. Vita de Cola de Riemi, cap. VI.

LE TABULARIUM. 97

mille rubbia, appartenant au Saint-Siège*. Au surplus, Le Pogge, qui écrivait au temps de Martin V, qualifie le Tabularium : c Publici nunc salis receptaculum *. » Le niveau du sol s'élevait du côté du Forum, jusqu'à la hauteur des fenêtres du premier étage, ainsi qu'on le voit dans la reproduction de Sad- 1er. On agrandit l'une de ses ouvertures pour en faire la porte qui existe encore, mais qui se trouve actuellement bien au-dessus du sol par suite des déblaiements qui ont eu lieu.

Le pape Nicolas V ordonna certains travaux de réparation et d'appropriation qui furent exécutés par le maître maçon Giacomo da Pietra Santa ; ce fut lui qui sculpta les armes du pape encastrées dans la muraille latérale du monument, du côté de S. JVl^ria Aracœli. Pietro di Giovanni da Varese y travailla également ; il avait construit, comme on l'a dit, la tour de soutien, placte contre le Tabularium, près de l'arc de Septime-Sévère et qui porte le nom de tour de Nicolas V '. Ce sont ces travaux qui ont donné occasion à quelques écrivains, et entre autres à Guattani*, de dire que ce pape avait défiguré le Capitole pour y établir un grenier à sel.

Cette partie du palais capitolin fut l'objet de continuelles restaurations nécessitées sans doute par l'action corrosive du sel dont on voit aujourd'hui encore les traces sur les parois des salles inférieures * et aussi par la plus grande importance qu'il fallait donner à ce dépôt, à mesure que la ville se développait; or ce développement fut particulièrement rapide dans le cours du xV siècle. En 1466, Paul II confia de petits travaux à Ascenzo et à Giovanni da Mantova, maçons, et en 1468, un certain Firmo da Caravaggio fut également employé ®. Sixte IV fit aussi accomplir des réparations dans le Tabularium par Lorenzo da Pietra Santa dont on retrouve si souvent le nom dans les mandats de

I. Theiner, Codex diplom. S. SediSy III, 134. — 2. De Varieiate Fortunx, p. 8. — 3. A Jacovo di Cristoforo da Pietrasanta per tina porta di marmo per esso lavorata e per le arme che son poste nella salara. Duc. XIV, toi. 16 (i" janvier 1452). (Reg. Cam. Capitolina, fol. 82.) A Maestro Pietro di Giovanni da Varese nipote di Maestro Deltramo, Duc. C per parte dei lavori che a fatti alla Salara di Campidoglio (mars i453) {Archivio di S/j/o, Spese di Palazzo, fol. 93). -^ 4. Roma descritta ed illustratay Rome, i8o5, I, 100. —5. Au xvii' siècle, il fallut, comme on verra, reprendre en sous-œuvre toute cette partie du Tabularium. — 6. FI. XXX magistro Johanni de Mantua et sotiis pro parte solutionis eorum mercedis ratione fabrice quam faciunt in voltis seu architectis in Dohana salis ad grossum in palatio Capitolii{6 septembre 1466). Flor. L tnagro Firmo de Caravagio muratori pro parte solutionis certe fabrice quam ipse ex ordinatione Camere facit in fadendo certa architecta in Salaria Capitolii (5 décembre 1468) (Mand. Camerali, 1464-1473, fol. 3i; 1466-1468, fol. 60).

payements de cette époque; le pape Innocent VIII continua ces réparations *.

Ce fut sous le pontificat du pape. Sixte IV, en 1477, que fut achevée la porte, formée de blocs de travertin, qui donna dès lors accès au g-renier à sel et qui s*ouvre, actuellement, audessus du sol, dans la ruelle longeant le Capitole du côté oriental ( Via deir Arco di Settimo Severo) *. Cette porte à plein cintre, surmontée d'une architrave droite, a reçu le nom du pape Sixte IV, dont les armes, le chêne des Délia Rovere, se voit audessus, au milieu ; celles du peuple romain sont à gauche, celles du cardinal d'Estouteville, camerlingue, sont à droite. Au-dessous, dans la frise de la porte, se trouvent trois écussons de plus petite dimension; ceux des extrémités, représentant un porc, appartiennent à la célèbre famille de Porcari, dont un membre, Bernardo Porcio di Trejo, était caporione vers l'époque où fut construite la porte'; quant à l'écusson du milieu, l'attribution en est difficile; il semble que les armes qui y sont figurées sont celles de Lorenzo Roverella, évêque de Ferrare, car il existait des armes semblables sur son tombeau*.

Plus haut, au-dessus des armes de Sixte IV, sont représentées, superposées, les armes du cardinal Cibo et celles du pape Innocent VIII.

I. Flor. centum de Caméra Laurentio de Petra Sancta exponendos per ipsum in fabrica Salarias Apostolicse in Capitolio (avril 1477). P'^or. L de Caméra Magistro Laurentio de Petra Sancta pro fabrica salariœ Capitolii de quibus debebit reddere computum (juin 1477). Flor. XIV Magro Basso de Florentia lapicida pro factura qiiinque lapidum cum armis Ssmi D. N. et Commissarii ponendorum super Salariam Capitolii. Item solvatis Duc. II pro ponendis in loco debito et ordinato huiusmodi lapidibus Alfonzo de Anania notario dicti Salis qui habebat curam faciendi poni dictos lapides in dictis locis ordinatis et de illis satis facial muratori qui dictos lapides ponat (19 août 1489) {Archiv. Seg. Val., Int. et exitus, vol. 1476-1477, fol. 176 et 238; vol. 1489-1492, fol. 67). — 2. On explique son élévation de la façon suivante ; par suite de la tenue d'un marché sur la place du Capitole durant plusieurs siècles, Vlntermontium s'était sensiblement exhaussé ainsi que les pentes tournées vers le Forum. Lors des travaux de reconstruction conseillés par Michel-Ange, le sol fut déblayé, la masse des immondices jetée dans le Forum, et le niveau ancien reparut, bien inférieur au sol factice. Voir Huelsen, p. 9, i3, et Otto Richter, Topographie der Stadt Rom^ p. 98. — 3. Infessura, éd. Tommasini, p. 83. — 4. On trouve la reproduction de ces armes dans Litta, Famiglie celebri. Appendice à la généalogie de cette famille. Celles gravées sur le tombeau ont été détruites. Il se peut que cet évêque ait été gouverneur du Capitole. A la mort de Sixte IV (1484), l'évêque de Ceuta, Fustus Baldinus, fut désigné pour remplir ce poste (Burchard, I, 10). Lorenzo Roverella avait été nommé gouverneur de Pérouse par Sixte IV en 1474 (Moroni, XXIV, 179). Le pape le chargea peut-être de la ^arde du Capitole en 1478, à la mort du sénateur Cesi. On remarquera, en effet, que, tandis que les armes du prieur des Caporioni figurent sur le linteau de la porte, celles du sénateur manquent.

LE TABULARITM.

Le soin que prirent les principaux personnages du temps de commémorer ainsi leur nom près de cette porte montre qu'elle

Fit'. îo, — Porte de Sixte IV.

devait èire très fréquentée et qu'on attacha une grande importance à sa construction.

En 1477, on pratiqua certains travaux d'entretien dans le Salara qui coûtèrent cent cinquante florins '. Innocent VIII y fit

I. De Mandalo—p. cenlum de Caméra Laurenlto Je Peh asancla exponenJos fer ipiuminfabricasiLinaapostoHcx In CapUolio [21 avril 1477). Demandato... ftor. quinquaginla de Caméra magisiro Laurenlio de Pelratancla fro fatrlca salaria <7 juin 1477). (Mïntz, Les ArIS à la Cour des Pdpes.U, 169). Muffel parle de ce dépût. p. 5:.

«oo LE CAPITULE ROMAIN.

placer ses armes de même que sur la tour de Nicolas V, ce qui donna à croire que les travaux accomplis auparavant l'avaient été sous son pontificat et par son ordre (1489) '. 11 y eut quelques travaux de restauration à cette date dont le coût s'éleva à quarante florins'.

Le Tabularium continua à servir de grenier à sel jusqu'en i623, alors qu'Urbain VllI en créa un nouveau près de l'arc de Lentulua»; l'action du sel menaçait, en effet, de ronger complètement les murailles de l'édifice, ce qui eût entraîné la ruine du palais tout entier*. Une rue dans le voisinage a g^ardé le nom de Via Salara Vecchia.

Quelques textes donnent le prix du sel acheté par le grenier'.

Les fedeli du Capitole ax'aient la garde du sel et étaient chargés de contrôler les quantités apportées et extraites*. Cet office fut également rempli par les moines du couvent d'Aracœli; le gardien recevait en rémunération une tunique de drap ^ris de six florins',

1. Magistro Basso lapidis Isk.) de Florentin fl. 14 de K. X. pro factura quin-

que laptdurtt cum armts S*"' D. N- et Commissarii ponmdorvm supra salarlam

CapUolil (19 août 1489). (MiJNTi, Les Arts à la Cour des Papes, Innocent VIII...,

Paris, 1^, p. 5r, note). — i. Alfonso Salviati de Ananta hatllalori Vrbis

florenos ijuadragtnla de K. X, pro fioreno pro opère per evm facto in salaro

CapUoUi dicte ÛrMs (17 mars 1489). Fl. XL Al/onso Salvati de AnanU pro

opère per eum facto in salaro Capilolii vrtis (îî juin 1489). Alfonso Sal-

viati de Ananla habitatori Vrbis florenos nonaginta ocio de K. X. pro fioreno

et b. i5 pro opère per eum fado ia salaro Capilolii diteurtis. [Même date).

Magistro Basso lapicide de Florentia florenos qiiatuordecim de K. X. pro

fioreno pro factura quiHque lapidum... (Voir plus haut). Item salralis ducalos

duos similes pro ponendis in loce débita et ordinato htiiusmodi lapidibus A Ifonso

de Anauii notario dicti salis qui hateat curam faciendi poni diclos lapifes

in diclis locis orJinatis el de ilUs salisfaclat muratori qui dictos lapides ponat

rioaoùt 1489) (Mand, Camer., 1489-1492, dlés par Muntz, Les AntiquUèsde la

lome, p. i53). — 3. Arcus Lentuii et Crispini; il est situi au nord de la

■igemina entre l'Avenlin et le Tibre (Homo, Lexique de Topographie).

Jis ofUcinam adiacentem qua supeme rainaia in posterum triiis-

mgias transferri curaril. (Forcelli», Iscr., 1, n. 116.) — S. Entre

Solvatis Maximo de Maximis de Urbe Flor. an. de Cam. CCCLXXl et

II pro ralore LVII modiortim salisetunius sexti mensure e Plumbini

iM ab ipso Maximo ad ralionem VI ducal, cum dlmldio pro quoUbel

Quod salis fuit posllus in Capitolio in salarie grosse ni apparet manu

Mltodimars 146U) (.Mand. Camer., an. 1460,^1.7). — 6. SoM faeiatls

de Musciatiis et Raynatdo BartHolomei de Viturchiano Fidelibus Cou-

■um Vrbi. recipientes pro se et omnibus alOs Fidelibus diclorum conser-

■ ad descripHonem el adnolatlonem salis quod exil el exitur de salariis

tnis salis ad grossum Urbis, Fl.au. de Cam. VI et b. XLII pro eorum

lario et tnercede usque et per lotum mensem decembrem proximi preterili

dicte descrttionis el adnolationis (3i Janvier 14É6) (Mand. Camer., an.

1, fol. i5o). — 7. Solyi facialis guardiano et fralribus de Aracœli Flor.

am. VI ad emeadum pannum grisium pro una tunica el lunicella eluS

ju< islo anno tenutt el lenet dates Salarie Cam. Apos. secundum quod

LE TABULARIUM. JÛI

Le sel était transporté par des mules du port appelé Marmo-

ru/a jusqu'au Capitule'.

Le Tabularium porta au moyen Sge le nom de Camellaria,

par suite d'une'singulière erreur qui fit lire [aux copistes une m

. .. . Fig. 21. — Porte du Tabularium.

au lieu de ne. (Camellaria pour Cancellaria qui rappelait son antique destination).

siiferlorUius aniits ficrt consiieyll (i5 décembre 3471) (Mand. Cam., an. n-a- 1471, fol. 71)- — 1- Flor- au. de Caméra C provUo Yiro Jacoto Renia Statu de Crte per cum exponeitdos in eoKKdo XXV aitnos oporlunos ad port^indiim salcm de porta Starmorale ad dohanam CapitolU Vrtis {10 septembre ijfti) (Manil- Cam,, an, 1466- 14Û8, fol. 37). Le 7 seplembre précédent, il avait été payé cent florins à Antonio Galassi et à Nardo di Bartolommeo pour le transport du sel i,Itid., fol- 35). Ce fut sans doute alors qu'on pensa qu'il serait plus économique pour le trésor d'acheter des biles de somme pour faire transporter le sel. Le port appelé -WjrmoTj/j était une partie de \a. Ripa grande; on lui donnait ce nom parce que Jadis c'était 1& que l'on débarquait les marbres qu) entraient dans la construction des édifices et arrivaient de l'Orient ou de

Cette erreur se prolong^ea long-temps. Le mot camellaria se trouve déjà dans la bulle d'Anaclet et, dans un acte datant de la fin du XV siècle, il est parlé de quidam hortus qui vocatur Camellaria^, car Tespèce d'enclos qui existait au pied du Tabularium avait aussi reçu ce nom *.

PRISONS DU CAPITOLE

Il existait ^leiït-être des prisons au Capitole dès le xiii* siècle, oiais elles n'étaient, en ce cas, rien moins que sûres. Lorsque Henri, fils de Ferdinand roi de Castille, ayant usurpé en 1267 la dig-nité sénatoriale, fit arrêter Napoleone et Matteo Rosso Orsini, Ang:elo Malabranca, Giovanni Savelli et d'autres nobles/' sous prétexte qu'ils avaient conspiré contre lui, il n'osa pas les garder au Capitole et s'empressa de les envoyer dans le château fort de Monticelli'.

Il est certain, en revanche, qu'au temps où furent promulg-ués les premiers statuts de Rome, c'est-à-dire dans la seconde moitié^ du XIV* siècle, le Capitole possédait une g-eôle située dans cette partie du Tabularium qui donne sur la Via del Campidoglio, près de la g*rande porte carrée dont il a été parlé, à proximité par conséquent du mont Caprino où l'on exécutait les criminels*.

Cette geôle relevait, non du sénateur dont on avait diminué les pouvoirs, mais du peuple, représenté par les trois conservateurs'*. Les gardiens nommés par eux et qui devaient être exclusivement des citoyens romains, touchaient des prisonniers un droit d'entrée ûxé à quatre deniers par mois s'ils étaient Romains, et à six deniers, s'ils étaient étrangers. Mais il leur était défendu de rien réclamer à la sortie. Leurs fonctions ne duraient que six mois et ils étaient tenus de déposer une caution

I. R. Lanciani, BuUeitino delta Com. Archeol. Comunale di Roma, 1901, p. 25o. — 2. Le champ existait depuis longtemps; la bulle d'Anaclet le mentionne : « ...usque in hortutn qui est stib Camellaria.... • — 3. Litta, Fam. Savelli, t. II, et E. Martene, Thés. Nov. Anecdoct., II, 543. Cependant le sénateur Carushomo y avait été enfermé longtemps en 1194. Gregorovius, II, 606, note 66. — 4. Cancellieri, Le due campanc, p. 19. — 5. Liv. III, art. cvi. « Statuimus et ordinamus quod custodia cancellarie palatii Capitolii in qua detinentur et detineri debent captivi nullatenus ad dominum senatorem fertiûet nec de ejus custodia et custodibus se modo aliquo intromictat. Sed custodia et pr'ovisio eustodie et deputatio custodum ipsius cancellarii totaliter spectet... et pertineat ad dominos conservatores camere Urbis présentes et futuros. » Il est parlé de ces prisons qui se trouvaient à l'étage inférieur du palais, dans la Vita de Cola de Rienziy Bracciano, 1624, p. 262. Le tribun se suspend à des draps pour y descendre de là salle sénatoriale où il se trouvait et s'enfuir.

MONT TARPÉIEN. 4o3

de mille florins, collectivement sans doute, car la somme est élevée. Si un prisonnier s'enfuyait, ils devaient le ramener à leurs frais. Ils n'avaient pas le droit de mettre aux fers à moins qu'il ne s'agît d'un voleur de grands chemins, d'un homicide, d'un faussaire ou de tout autre malfaiteur dont le crime entraînait la peine de mort*. Les statuts stipulent que les femmes seront détenues à part des hommes*. Toutefois leurs geôliers devaient être des hommes'. Cette prescription ne fut réalisée que plus tard ♦, et l'on continua à interner les femmes prisonnières pour dettes ou même condamnées à mort, dans les monastères de la ville. Lorsque le pape Innocent VII ordonne au sénateur Giovanni Francesco de Panciatici, par le bref du i5 mars 1406, de délivrer un certain nombre de prisonniers retenus pour dettes et pour d'autres délits, il a soin de rappeler que les femmes se trouvent enfermées dans des couvents s.

MONT TARPÉIEN OU MONTE CAPRINO

Il ne subsistait rien au moyen âge de ce qui avait fait la splendeur du mont Tarpéien dans l'antiquité. Çà et là seulement gisaient quelques fûts de colonnes, des pans de murs abattus, des vestiges de soubassements*», tandis que l'autre extrémité du mont capitolin devenait le centre de la vie municipale, et qu'une église, S. Maria Aracœli, s'y élevait^ Au surplus, cette portion de la colline fut bientôt choisie comme lieu des exécutions. Dans une chronique du xiir siècle qui rapporte la légende du pape Filagato (996), il est dit : « ... idcirco usque adhuc nullus papd ventre vtilt in montent tarpeium ad arcem Urbis Romae scilicet in Capitolium ubi iste Johannes tormenta sustinuit, Ibi itaque semper ferebantur sententix mortis contra sceleratos et contra adversarios Romanorum^. »

I. Même article que ci-dessus. — 2. Et pro mulieribus fiât lociis separatus in Capitolio de cancellaria prefata in qua dicte mulieres detineanttir de fructtt et pecunia camere (Liv. II, art. lxxii). — 3. Itid. — 4. Voir p. 160, note 2. Cependant il y eut des exceptions ; voir p. i56. — 5. Theiner, Cod. LHplom. S. Sedis, III, i5o. Il s'agissait principalement de dettes contractées envers le fisc pontifical. — 6. Le PoGGio, qui vint à Rome sous le pontificat de Boniface IX (iSSg- 1404), parle ainsi du mont Tarpéien dans son ouvrage De Fortunée Varietate Urbis RomXy p. i3i : « Cum... Capitolium collem condiscendissemus... consedimus iti ipsis Tarpee arcis ruinis, pone ingens porte cujusdam marmoreum limen, plurimasque passim confractas columnas, unde magna ex parte prospectus Urbis patet. » — 7. Plusieurs églises furent bâties aux abords de la colline tarpéienne, mais aucune sur le sommet. — 8. Sur la légende de Filagato, voir l'article de

io4 LE CAPITOLE ROMAIN.

On donnait à cet emplacement le nom de platea ou spianata, traduction du mot area, area capitolina (par opposition à arx)^ qui le désig-nait autrefois. C'est pourquoi le lieu des supplices est souvent qualifié ainsi; Fra Montreale, condamné à mort par Rienzo, fut conduit ^ a lo piano » pour y être exécuté ; il eut la tête tranchée auprès des restes d'une tour*.

La place où devaient se faire les exécutions se trouve précisée par un acte curieux. En i385, Giordanello deg-li Ilperini ou Alberini, grentilhomme du quartier Monti, fut jeté dans les prisons du Capitole»; il craignait « la fureur des seigneurs bannerets », « furor presenfium dominorum banderentium », et, pour ne pas mourir sans testament, il en rédigea un sur l'heure dans la grande salle où se tenaient les assemblées du peuple romain. Entre autres dispositions, il prescrivait à ses héritiers de consacrer deux florins d'or à faire peindre une figure ad imaginem gloriosissime virginis Marie « devant le gibet et le lieu de la justice », « anie furcas et locum iustitie ». De fait, l'image fut peinte sous le portique d'un grenier appartenant à la famille x\laff"ei, en un endroit que Infessura définit de la sorte : « in una Costa di muro appresso santa Maria délie grazie di soito a Campidoglio a piedi lo monte^. » Les criminels eurent dès lors un spectacle réconfortant à leurs derniers moments.

On continua à pendre en ce lieu au xv* siècle. Dans le Diario di Antonio Pétri (1407), il est dit : In loco iustitiae, videlicet in piano Capitolii*, Les fourches patibulaires se voient très nettement dans le plan de Sienne. D'ailleurs, un peu plus tard, les documents se multiplient; un acte qui date de 1456, porte : in loco qui dicitur Monte Arpetio ( Tarpeo) sive lo piano inier hos fines.,, ab alio via per qtiam itur ad furcas. Dans un autre document, daté de 1473, délimitant un terrain, se trouve le passage suivant : ab alio tenet locus iuslitiœ qui dicitur lo piano. Ce même document apprend que, derrière le palais des conser-

Stevenson dans le Bull. Archeol. Coin., an. IX, 1881, p. q5. La citation qui s'y trouve: Pertz, Mon. germ. Hist., XX, 186, 245 et que reproduit Lanciani, Diill.Arch. Corn., an. XXIX, 1901, p. 25i, est erronée. 11 faut lire : t. XXIV, 186. Sur l'histoire véritable de ce pape, voir Gregorovius, II, 102, note 21. — \. La Vita de Cola de Rienzo, p. 25i ; éd. Zefirino Ze, p. i56. Il est fait mention de ce lieu dans les statuts de i363. Lib. II, cap. v : • ... In platea Sancte Marie de araceli a sancto Sergio et taccho et a pede vie fave toste supra versus capito- Hum et in piano capitolii ». De même, Lib. II, cap. lxviii, § 3 : • ... versus planum et capitolium ». — 2. Pietro Pericoli, L'Hospedale di S. Maria délia ConsolazionediRoma, Imola, 1879. — 3. Stefano Infessura, éd. Tommasini, p. 72; à partir du 26 juin 1470 cette image commença à faire des miracles ; c'est pourquoi on construisit l'église qui reçut le nom de S. Maria délia Gonsolazione. Cf. Armellini, Le Chiese di Roma, p. 536, qui donne une version différente de la légende. — 4. Muratori, R. Italie. Script., XXIV, 982.

LE MONT TARPÉIEN. io5

valeurs, s'étendait un jardin leur appartenant dont une partie existe encore et dont l'autre s'est trouvée eng-lobée dans le palais Caffarelli, actuellement l'ambassade d'Allemagne*.

Le sénateur assistait aux exécutions ; c'était un des devoirs de sa charge ; il se plaçait à cette fenêtre du palais située dans la tour du sud qui fut ornée en 1418 par le sénateur Nicola de Diano, comme il a été dit*.

Parmi les exécutions célèbres qui eurent lieu sur le gibet du mont Caprino fut celle des complices du chevalier Stefano- Porcari, pendu lui-même aux créneaux du château Saint-Ange, en 1453; ses complices étaient au nombre de neuf, dont huit furent pendus ensemble'. En 1490, un homme, que l'on accusait d'avoir voulu empoisonner le pape (Innocent Vlll) à l'instigation du sultan de Constantinople, fut assommé sur la place ordinaire des exécutions à coups de massue sur la tête, puis frappé avec un coup de poing de fer sur la poitrine et sur l'estomac, et finalement écartelé après avoir été tenaillé *. Les pendaisons étaient nombreuses ; en i5o7, il y en eut sept s. On exécuta jusqu'en i55o quand on supprima le gibet en raison des travaux d'embellissement qui venaient d'être entrepris «. On pendit alors sur la place Giudea, à l'entrée du Ghetto.

Les ruines qui subsistaient sur cette partie de la colline, peutêtre des puits dont il va être parlé, servirent, à l'occasion, de prison; sous le pontificat d'Innocent III les Romains y enfermèrent leurs prisonniers de guerre ^

Les lieux circonvoisins, attristés par le gibet, restaient déserts et inculte; les chèvres y broutaient, aussi la colline reçut-elle de bonne heure le nom de Monte Caprino, qu'elle conserva longtemps®. C'était presque un maquis; Grégoire XIII ayant rétabli, en i582, le chemin qui y conduisait, pouvait faire inscrire sur une borne qui subsiste dans Via di Monte Tarpeo, ces mots : Hinc

I. Article du Comm. R. Lanciani, Lo Monte Tarpeo, nel secolo XVI, dans le Bullettino délia Commissione Archeol. Corn, di Roma, 1901, p. 245. Ce fut vers l'année i538 qu'une grande partie du piano devint la propriété de la famille Cattarelii ou Caraffelli, comme il est dit page 108. Au sujet de cette donation, voir HuELSEN, Bilder aus der Geschichte des Kapitols, p. 280. Cette partie du mont Caprino était plantée en grande partie d'oliviers. En fouillant de ce côté en 1896, on a cru retrouver les soubassements des fourches patibulaires. — 2. Page 84. — 3. Infessura, éd. Tommasini, p. 55. — 4. Infessura, éd. Tommasini, p. 255. — 5. Archiv. di Staio, Archiv. di s. Giovanni Decollato, vol. VJJ, p. 193. — 6. Archivio diStato, Archiv. di s. Giovanni Decollato, vol. I et III. —7. Senator universos captivos misit in Canapariam multis miseriis macerandos. Muratort, R. Italie. Script., III, 564. Vita Inn. P. III ex Stephano Baluzio. Cf. Casi- MiRO, Memorie di S. Maria in .A race/», p. 681. —8. Voir les actes cités plus bas.

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ad iarpejam sedem et capitolia ducU — Pervia nunc olim silvestribus horrida dumis... *.

Les cordiers et les chanvriers avaient profité de cet abandon pour s'installer sur le mont Caprino; ils y étaient déjà au temps où s'inscrivirent les Mirabilia^, et y demeurèrent longtemps; c'était le seul lieu de Rome où ils pouvaient se livrer à leur métier'. Une famille surtout, celle des Surdis, y exerçait au XVI* siècle *. Mais vers la fin de ce siècle, la corporation réclama pour ses membres le Monte Caprino tout entier, et il fut fait droit à sa requête par le conseil communal (juillet-août i587)s. Cependant, à la fin du siècle suivant, en 1671, le mont Caprino était encore occupé exclusivement par un seul industriel, qui louait les locaux nécessaires à son industrie à l'Archiconfraternité degli Orfani^. Ce n'était, à ce qu'il semble, qu'une partie de la

I. FoRCELLA, Isc, XIII, 87, n' 118. Cf. Lanciani, Lo Monte Tarpeio dans le Bullettino délia Corn. Archeol. Corn, di Roma, 1901, p. 25^. Cf. p. 85, n. 5. — 2. • In summitate arcis super porticum Crinorum fuit templum lovis et Monete... ex alia parte Capitolii supra Cannaparam templum lunonis.» (Page 18). On voit que les deux temples de Jupiter Capitolin et de Junon Moneta sont ici confondus. Ils le furent longtemps. La donation d'Anaclet mentionne également les métiers des chanvriers : « Revolventes se per appendices suas super canaparia. » Il en est parlé également dans une lettre d'Innocent III à l'archiprêtre Romano et aux élèves de l'église S. S. Sergio e Bacco. «... Unum casalinum in regione S. Theodori in pede Canaparie. (P. Casimiro, Memorie di S. Maria in Araceli, p. 679). Une église voisine, S. Maria délia Grazie, portait aussi le nom de S. Maria Cannaparia (Armellini, 53o). — 3. Leurs métiers se voient sur le plan de Heemskerck qu'a publié Lanciani, p. 261, et que nous donnons ci-contre. — 4. Accord intervenu, le 9 octobre i555, entre les frères Girolamo, Mario, Vincenzo de Surdis, à l'occasion de certains travaux d'entretien à faire dans l'installation qu'ils possédaient en commun sur: • certum terrenum seu locum dicto lo tiratore situm in Vrbe in loco dicto Monte Caprino prope Capitoliutn ». En i558, Girolamo vend à son frère VMncenzo sa part du terrain • cuiusdam siti seu tiratori vulgariter nuncupati... in loco dicto Monte Chatrino ». Ce terrain est délimité d'un côté par le sommet de la colline, d'un autre côté par le chemin qui conduit à l'église S. Maria délia Consolazione. Quant au prix de la part, il est fixé de 25 écus. (Lanciani, art. cité.) En 1564, Vincenzo acheta, pour le même prix, la part de son frère Mario qui semble avoir été la plus voisine du palais des conser\'ateurs : « A duabus lateribus vie publice in conspectu Palatii Conservatorum Urbis. » — 5. De Monte Capitolino per mercatores lanx petito. Lecto memoriali porrecto per mercatores artis lanœ petentes eis concedi partent Montis Capitolini pro eorum usu et semper de illo démit tendo et relasciando arbitrio po. Ro. illoque discusso decretum est quod Conservatores et Prior et Dni Marcellus Niger et Hieronimus Alterius audiant petitionem UniversitatiSy locum videant et omnia publico Concilio référant. — Decretum est quod locus predictus eidem Universitati concedatur^ relinquendus et restituendus po. Ro. ad omnem ipsius po. liberam voluntatem et requisitionem. (Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. 29, fol. 89, 914.) — 6. Patente di concessione a Girolamo Righezzi e Compagni di potere fare uno Stenditore di panni a Ponte Rotto cioè Ponte s. Maria verso Trastevere... pei' non esservi Tiratori abbastanza per stendere panni e coperte, non essendovi in Roma che un sol luogo a Monte Caprino dove sieno simili edificii spettanti alla ven. Arciconfraternita degli Orfani ed affitati ad uno

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colline qui appartenait à rArehiconfraternité, le reste appartenait au peuple romain qui, en 1613, y céda à bail h Gio. Battista et à CJiacomo de Vellis « une maison avec un souterrain » '. En 1743, un cordier sollicita du conseil communal un petit ter-

rain pour y exercer son métier, ce qui lui fut accordé dans la séance du 9 juillet».

solo l3juiUel 1671I. (Archiv. Stor. Capit-, Cred. XI, vol 22, fol. 12,1). - 1. . Domus cum iim cryfla siiNerrana ia Monte Tarpejo juxli toiu, a» imo laUrc ArcMospesLitis s. Spiriliis in SuxIj, unie via piitliei qux leujit ad lemflam B. lU-irlK Consolallonit, ab alio aUqst ruine xdipdoram anilquorum. • Le ptii de la localion était une IhTe de cire blanche i la Noël. (Archiv. Slor. Capii.. Crcd. XI. vol. 19. p. 311.) — î. Archiv. Slor. Capit.. Crcd. VII, vol. uw. foi. 5i?,

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Il existait également dans le mont Caprino des silos. Quelquesuns d'entre eux se voient très nettement, dans le plan de Heeraskerck reproduit plus haut (remontant à l'année i534 environ), près du chemin qui mène du gibet à l'église de la Consolazione. Ils sont au nombre de six. L'origine de ces silos s'explique par les cryptes qui subsistaient comme derniers vestiges des anciens monuments. En 1433, dans un inventaire des biens d'un mineur, figure cette mention : c Nonnulla putea ad conservandum granum sita in Reg, Campitelli apud Ecclesiam S, Marie quitus a duobus lateribus tenent res dicte ecclesîe,.,.it Un peu plus tard, en 1489, il est parlé, dans un acte de cession de « nonnullis puteis aptis ad reponendum granum sitis... in loco qui dicitur s. Maria délia Consolazione iuxta palatium Capitolii. » Ces puits ne se trouvaient pas tous, ainsi que les deux textes précédents pourraient le donner à croire, autour de l'église délia Consolazione, dans le vallon qui sépare le Capitole du Palatin, il y en avait sur le versant de la colline. Il est dit, en effet, dans un acte de vente, daté du 5 avril i567, relatif à une crypte € cum quodam cortile et mûris », qu'elle se trouve sise « in loco detto H pozzi di monte Tarpeio sopra la Consolazione * K Ils étaient d'un usage courant encore au xv* siècle. L'hôpital de S. Giovanni, dit Sancta Sanctorum, fit l'acquisition de l'un d'eux, au prix assez élevé de trente-trois florins, pour y déposer du blé *. Cependant l'importance en diminua par la suite; en 161 2, la ville, qui en possédait une partie, céda ses droits à l'église et à l'hôpital S. Maria délia Consolazione, après avoir considéré qu'ils ne valaient pas cent écus'.

En l'année i538 environ, une grande partie du piano du mont Caprino devint la propriété des Caraffelli ou Caffarelli, par suite d'une donation faite par Charles-Quint au jeune Ascanio, l'un de ses pages, peut-être en récompense de l'hospitalité que sa famille lui avait offerte dans le palais dei Valle. On ne sait toutefois en vertu de quel droit l'empereur disposait d'un terrain qui devait, semble-t-il, appartenir à la commune*. En 1576, Prospero Caffarelli vendit une parcelle de ce terrain aux conservateurs pour leur permettre d'agrandir leur palais, et un peu plus tard, en

1. R. Lan'ciani, Lo monte Tarpeio, article cité. — 2. Archivio di Sancta Sanctorum dit Maremagnttm dans Y Archivio di Stato di Roma, 1462, fol. 269, en marge : S«/>er puleis iuxta Capitoliiim pro grano. Dans le texte : Emptio puteorum ad reponendum granum facta a filio qtiôd Nicolai De Marganis pro pretio Flor. xxxiii. — 3. De interesse et jure qiiod habet Po. Ro. super situ et griptis subtus Montem Caprinum donando Ecclesiae et Hospita D. Mariœ Consolationis. (Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. 32, fol. 42. Séance du 11 novembre 1612). — 4. R. Lanciani, art. cité, p. 258; Cancellieri,// Mercato, p. 10.

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