‹ Le caractère de l'enfant a l'hommeChapitre 24 sur 59 · Exemples : Edouard et Julie · texte numérisé non relu

Exemples : Edouard et Julie

mollesse habituelle, prédominante, mais pas toujours incompatible avec les résolutions sérieuses ( 1); une irascibilité forte, éclatante, persistante dans ses etîets, indique une volonté supérieure, et plus ou moins maîtresse d'elle-même et des circonstances, selon que le sens moral est plus ou moins délicat et les passions plus ou moins circonscrites dans les appétits personnels (2).

Un peu de physiologie et de phrénologie en passant. Comparez la vive et mobile fureur de l'oiseau-mouche ou de certains roquets à la nerveuse et impétueuse ardeur de l'aigle ou du lion, à la massive et vaste colère du condor ou de l'éléphant. Il semble que la force des muscles soit inditférente au déploiement des énergies volontaires. Je me figure le petit être chétif, pâle, nerveux, irritable et volontaire, qui devait s'appeler Napoléon, et le grand et solide gaillard, plein d'idées et de projets, mais d'une volonté souvent molle et vascillante, qui devait s'appeler Alexandre Dumas. A regarder aux muscles, la supériorité est du côté du bon et spirituel géant ; mais la comparaison entre les deux crânes, sièges de l'organe essentiel des fonctions nerveuses, suffit pour montrer de quel côté se trouve la puissance delà volonté. Le cerveau de Napoléon est large et plein dans ses trois dimensions principales ; celui d'Alexandre Dumas, assez développé dans le sens des régions occipitales, siège des appétits et d'une certaine activité mal définie, assez faible dans la partie frontale, où l'on a voulu voir les indices des facultés d'attention et de volonté, est faible aussi dans la

1. Ex. : Marmontel, G. Sand poul-Alre, en une foule d'occasions.

2. Ex. : Raymond, pour le premior cas; ,h Vallrs. poiu' le second.

région temporale, qui, d'après quelques-uns de nos physiologistes, est en relation avec les énergies actives et constructives.Rappelons,d'ailleurs,quelesphrénologistesavaient rapproché l'activité de la combativité, et qu'ils en rattachaient les énergies au développement de la partie de la tète immédiatement supérieure et postérieure à l'oreille, partie qui, selon eux, est peu large chez les pacifiques.

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