Ex. : Edouard, Julie
l'occasion, renforcer et préciser la malveillance (1). Le prudent qui n'est ni bienveillanf ni malveillant connaît ses limites, et il se borne à éviter les déceptions personnelles.
V insouciance va avec une certaine bienveillance, qui n'est pas la vraie, qui est ni judicieuse, ni active, ni ferme (2). La malveillance, accompagnée d'insouciance, est d'ailleurs flottante, capricieuse, mais par moments aussi dangereuse que la malveillance vigilante et ferme.
Le caractère régulier est plus ou moins l'esclave de l'habitude. Quand il est bon, il l'est absolument. Mais le plus souvent, quand il n'est pas méchant, il est indifférent, d'abord par nonchalance, et ensuite par système. C'est un homme que la pitié trouble, et dérange de son train de vie ordinaire ; par la bonté active, il en sortirait sens doute au point d'en souff"rir. Pour faire du bien, il doit y être fortement sollicité, et qu'il ne lui en coûte ni temps ni effort. C'est l'homme qui va et revient du même pas, par les mêmes chemins. Sa tendresse a ses visages, sa charité a ses pauvres ; sa haine a ses privilégiés, ses eff'ets invariables. Il pleure les siens à leur mort, mais il n'en perd pas une bouchée de ses trois repas. Supposez le méchant, il sera moins régulier peut-être, mais tout aussi fidèle à ses chères habitudes. Supposez-le bon, il entrera beaucoup de routine et de parti pris dans ses affections comme dans ses préventions, dans sa pitié comme dans sa bienfaisance (3). A son heure dernière, ce qu'il quitte avec le plus de regret, ce n'est pas la vie, mais ses habitudes.
\. Ex. : /. Vallès.
2. Ex. : Edouard, Jtclie jhhiI rlvo: Lèonie nous offre un exemple fies qualités contraires.
'.\. Il y a un peu de cela clie/. ^iVoc^r.s et ehez Louis.